Un recours collectif d'un milliard est autorisé contre SNC-Lavalin

SNC-Lavalin a fait part de son intention de défendre ses intérêts «vigoureusement» contre la poursuite en recours collectif qui vient d'être autorisée contre elle.<br />
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir SNC-Lavalin a fait part de son intention de défendre ses intérêts «vigoureusement» contre la poursuite en recours collectif qui vient d'être autorisée contre elle.

Un juge de l'Ontario a donné le feu vert à une poursuite en recours collectif d'un milliard intentée contre SNC-Lavalin au nom d'investisseurs qui ont vu la valeur de leurs placements dans l'entreprise chuter à la suite de révélations au sujet de paiements qui auraient été versés en Afrique du Nord.

Le géant montréalais de la construction et de l'ingénierie ne s'est pas opposé à la décision en échange du retrait par les plaignants de leur demande de dommages-intérêts punitifs, a affirmé jeudi l'un des avocats impliqués dans ce dossier, Dimitri Lascaris.

La compagnie a fait part de son intention de défendre ses intérêts «vigoureusement». La décision du juge ontarien ne s'applique pas à la procédure de 250 millions intentée au Québec au nom d'investisseurs de la province, en mars, relativement à des allégations similaires. Il devrait être décidé dans quelques semaines si cette poursuite sera autorisée ou non.

Deux poursuites distinctes en Ontario avaient été fusionnées plus tôt cette année.
Un procès pourrait débuter l'an prochain, à moins que la cause ne soit réglée d'ici là.

Cette affaire découle d'allégations voulant que SNC-Lavalin ait fait des paiements à des associés, membres et agents du régime Kadhafi afin d'obtenir des contrats pour des projets d'infrastructures en Libye.

L'action de SNC a cédé jeudi 64 ¢ à la Bourse de Toronto, pour clôturer à 38,16 $.