Stornoway dit non à Hydro

Pour le ministre des Ressources naturelles, Clément Gignac, le cas de Stornoway est la preuve tangible que le gouvernement Charest n’entend pas « subventionner » les entreprises minières pour qu’elles viennent exploiter les ressources non renouvelables du Nord.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Pour le ministre des Ressources naturelles, Clément Gignac, le cas de Stornoway est la preuve tangible que le gouvernement Charest n’entend pas « subventionner » les entreprises minières pour qu’elles viennent exploiter les ressources non renouvelables du Nord.

Les premiers diamants québécois ne seront pas produits avec de l’énergie renouvelable. La minière Stornoway Diamond utilisera plutôt des millions de litres de carburant fossile chaque année pour alimenter sa mine du Nord québécois. L’entreprise refuse de payer la facture d’une ligne de transmission de 165 kilomètres qui aurait alimenté son seul projet, comme l’exige Hydro-Québec. Le ministre Clément Gignac, qui a défendu la décision de payer la quasi-totalité de la route réclamée par Stornoway, affirme d’ailleurs que les minières qui s’installent en territoire éloigné devront payer pour être branchées au réseau de la société d’État.

Selon ce qu’a calculé Hydro-Québec au cours des derniers mois, la construction d’une ligne de transmission de 161 kilovolts en plein territoire difficilement accessible coûterait au moins 173,6 millions de dollars, soit près d’un million du kilomètre. Cela permettrait de raccorder le site des monts Otish, situé à 350 kilomètres au nord de Chibougamau, à la centrale Laforge-1, 200 kilomètres plus au nord.


Comme le projet d’exploitation de diamants est le seul de toute la région, la société d’État a demandé à l’entreprise privée d’assumer l’ensemble des coûts. Mais elle a du même souffle promis un remboursement de coûts si d’autres projets miniers se connectaient dans le futur. Elle a aussi offert un tarif préférentiel - le tarif L - pour l’électricité, soit environ 5 ¢ du kilowattheure (kWh). À titre de comparaison, l’électricité qui sera produite au complexe de la rivière Romaine coûtera approximativement 9 ¢/ kWh.


Stornoway a refusé les conditions d’Hydro-Québec. Celle-ci a trois lobbyistes inscrits au registre québécois. Un de leurs mandats est directement lié à la construction d’une ligne de transmission, comme le révélait Le Devoir en mai dernier. On y compare ce projet au prolongement de la route 167, en soulignant qu’une telle infrastructure pourrait être « partagée » avec d’autres utilisateurs industriels, en plus d’être un « outil de développement régional ». Dans le cas de la route, l’État québécois paie 87 % de la facture, soit 287 millions d’une ardoise de 331 millions. L’entreprise doit débourser un total de 44 millions sur une période de 10 ans.


La minière a finalement fait savoir hier que son projet minier serait peu rentable si elle devait payer toute la ligne. Selon les données officielles, son gisement contiendrait des « réserves probables » de 18 millions de carats. Plusieurs millions de carats pourraient s’ajouter à ces réserves. La valeur moyenne est de 180 $ par carat, ce qui en fait un gisement « de classe mondiale » dont la valeur brute atteindrait plusieurs milliards de dollars. Et pour le moment, aucune pierre précieuse ne sera transformée au Québec.


Les premiers diamants québécois seront exploités grâce à une centrale au diesel qui consommera des millions de litres de ce carburant fossile chaque année. Cela alourdira donc le bilan de gaz à effet de serre du Québec. Mais la minière a aussi indiqué que si le projet s’avérait plus important, elle pourrait revoir sa décision et se brancher au réseau d’Hydro.

 

Aux minières de payer


Pour le ministre des Ressources naturelles, Clément Gignac, le cas de Stornoway est la preuve tangible que le gouvernement Charest n’entend pas « subventionner » les entreprises minières pour qu’elles viennent exploiter les ressources non renouvelables du Nord. « C’est la démonstration du fait qu’il peut bien y avoir des lobbyistes qui s’inscrivent, ce ne sont pas les lobbyistes qui décident. C’est le gouvernement du Québec. Et nous, on dit que le Plan Nord doit être profitable pour tous les Québécois », a-t-il laissé tomber, en entrevue au Devoir. Plusieurs entreprises dont les projets se chiffrent en milliards de dollars ont inscrit des lobbyistes dont les « démarches » comprennent l’obtention de puissance hydroélectrique, un soutien financier de l’État, ou les deux. Dans au moins un cas, on demande la construction d’infrastructures portuaires.


Mais le ministre s’est voulu ferme. « Les entreprises doivent payer pour les infrastructures, comme lorsque les lignes de transmission ne sont pas à côté. Il n’y a pas de passe-droit. On a toujours dit qu’on n’était pas là pour subventionner les minières avec Hydro-Québec », a-t-il soutenu. Dans certains cas, elles peuvent toutefois avoir accès au tarif L. Et si plusieurs projets se situent dans le même secteur, ils pourront partager les coûts, a précisé M. Gignac. Même son de cloche du côté d’Hydro-Québec, qui souligne qu’il s’agit là de la pratique « commerciale » habituelle.


Le gouvernement a néanmoins indiqué dans le dernier budget qu’il entendait investir 10 millions pour étudier le prolongement du réseau de transmission sur des centaines de kilomètres, afin de rejoindre le Nunavik. Un des objectifs est d’alimenter les « opérations minières » sur ce territoire éloigné. Québec s’est aussi engagé dans des études préliminaires pour la construction d’au moins deux ports nordiques qui permettraient l’exportation à l’état brut de ressources minérales. En fait, plusieurs projets (routiers, ferroviaires, aéroportuaires et hydroélectriques) sont à l’étude grâce à des deniers publics.


Le gouvernement Charest, qui compte bien miser sur son Plan Nord pour se faire réélire, a essuyé plusieurs critiques depuis le lancement du « chantier d’une génération ». Malgré tout, Clément Gignac estime que la démarche est bénéfique pour le Québec. « On a beau être en politique, on n’est pas là pour la destruction de richesse. On est là pour la création de richesse », a-t-il lancé.

89 commentaires
  • François Otis - Inscrit 5 juillet 2012 01 h 22

    Pourquoi aux étrangers?

    Je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi on ne fait pas le trou nous même. Depuis le temps qu'on fait des trous.... On a plein de travailleurs et d'ingénieurs qui ont acquis cette expertise avec d'autres compagnies installées ici. On a une SGF pleine au as pour financer ce genre de projet. 180$ x 18 millions, me semble que ça serait rentable.... Bon sang, on construit des barrages ! Pourquoi on ne serait pas capable de faire des trous?

    • Pierre Schneider - Abonné 5 juillet 2012 05 h 50

      Nous avons aussi une Caisse de dépôt et de placements qui investit des millions de dollars dans des entreprises étrangères au lieu de placer notre avoir collectif dans notre économie québécoise.
      Pourquoi nous tirer dans le pied, Monsieur Sabia grand ami du Seigneur de Sagard ?

    • Marc Collin - Inscrit 5 juillet 2012 06 h 20

      ben non, on québec quand on créé une entreprise on est traité de capitaliste et la gauche crache là-dessus.... il suffit de lire les commentaire de certain ici.....

    • Nicole Ste-Marie - Abonnée 5 juillet 2012 07 h 01

      La Caisse de dépôt !
      Où sont les 50 milliards, (50,000, 000,000 millions) ce n'est pas rien, investis dans les papiers commerciaux qui ne rapportent rien et que l'on ne reverra plus.
      Ça aurait été plus profitable d'investir cet argent des Québecois dans l'exploitation de nos mines et notre pétrole d'anticostie, pour que ça nous rapporte à nous les Québecois. On a besoin d'argent pour les étudiants, la santé, la petite enfance, Pourquoi John James Charest ne voit-il pas ça ? Pour qui politicaille-t-il ?

    • France Sevillano - Inscrite 5 juillet 2012 08 h 28

      Monsieur Marc Boutin, au lieu d'envoyer des boutades vous devriez vous renseigner sur le fonctionnement du néo-libéralisme. Ce qui est propre néo-libéralisme est de tout privatiser et nous avons le meilleur exemple avec la privatisation du pétrole d'Anticosti, 4000 milliards de dollards qui ne seront pas dans les coffres du Québec. Et contrairement à vos dires, la gauche n'est pas contre l'entreprise, elle est contre le fait qu'on vende 10 cents / l'Hectare les droits d'exploration de nos terres. Que des multinationales partent avec nos ressources nous laissant des paysages dévastés en donnant des peanuts comme redevances.

    • Marc-André Fortier - Abonné 5 juillet 2012 08 h 46

      M. Collin, votre commentaire est soit passéiste ou d'une mauvaise fois crasse. Le portrait que vous faites des québécois et de la gauche ne correspond pas à ma réalité et j'habite cette province depuis près d'un demi siècle.

      M. Otis, j'appuie votre point et j'irai même plus loin. Au lieu d'investir $58 millions dans l'amiante à Asbestos pourquoi ne pas offrir à ses travailleurs qualifiés l'occasion d'aller démontrer leurs compétences pour exploiter nos ressources dans le nord? Et encore, qu'attendons-nous pour nationaliser nos ressources comme nous l'avons fait avec l'électricité? À voir les dividendes que les libéraux demandent à Hydro Québec chaque année, le modèle ne dois pas être si mauvais non?

    • Jacques Thibault - Inscrit 5 juillet 2012 08 h 54

      @ M. Collin, votre point de vue sur la gauche qui refuse les entreprises est faussé par l'aveuglement par votre rage typique de celui qui ne comprend pas le système dans lequel on vit. Vous vous dites de droite, mais vous ne semblez pas comprendre qu'avant de décréter la position gauche-droite, il y a un débat de fond à tenir et ici en l'occurrence il s'agit de la notion de maître chez nous de nos ressources et de nos capacités de nous développer selon les critères environnementaux que nous voulons.

    • Albert Descôteaux - Inscrit 5 juillet 2012 10 h 14

      Investissemebt Québec (via SOQUEM) est tout de même propriétaire à 37% de Stornoway. Cette entreprise est donc à nous en bonne partie.

    • Serge Grenier - Inscrit 5 juillet 2012 11 h 15

      @Monsieur Collin : les grandes entreprises font plus de mises à pied que de création d'emplois. La majorité des emplois créés au cours des dernières décennies l'ont été par les petites entreprises de gauche de l'économie solidaire.

      Et dans cette affaire des diamants, quelques amis du pouvoir vont s'en mettre plein les poches, mais il n'y aura pas un traitre sou qui va se rendre à la population du Québec. Nous aurons perdu tous nos diamants pour absolument rien et en plus, c'est nous qui devrons un jour ou l'autre défrayer les coûts exhorbitants du ménage du désastre qu'aura laissé la minière Stornoway Diamond après avoir sorti le dernier diamant de la terre.

      Serge Grenier

    • serge pelletier - Inscrit 5 juillet 2012 13 h 03

      Avant d'écrire des idées , voyez ce qui arrive et est arrivé , a toute les société d'état , qui ont évolé dans le niveau des entreprises privé , tout niveaux .

      Forestier - industriel - miniers - PÉTROLIÈRE . Vous souvenez-vous du moteur roue et des batteries ????????

      l'hydro Québec, l'exeption , car ses profits sont telment énorme , que son super cout d'opération , n'y parait presque pas .

      Mais , des que vous avez des contactes avec hydro , il est facile de constater , qu'il y a place a beaucoup plus de productivités .

      j'ai vécu hydro construction a la Baie de James .

      Une société d'état minière , n'est pas la solution , même 49% état et 51% privé ???????

      L'idéal est d'augmenter les droits d'opérations , droits sur la production selon le marché et taxation sur les profits .

      c'est courrir après la corruption et autres tout niveaux .

      L'implication de l'état , comme producteur ou exploiteur , non recommandé , Expérience vécu .

      Vous la gauche , sortez de vos 4 murs et endoctrineurs , allez constater vous - même , sur les lieus ou sortez , l'historique des anciennes société d'état .

      La Gaspésia , ca vous dit quelques chose ?????????????
      pas certain , selon , vos écrtits .

    • Michel Richard - Inscrit 5 juillet 2012 14 h 05

      M Grenier
      C'est un non-sens, ce que vous dites. Si les grandes entreprises font plus de mises à pied que de nouveaux emplois, comment se fait-il qu'il leur reste des employés ?
      Sur quoi vous basez-vous pour dire "quelques amis du pouvoir s'en mettront plein les pocehs ?" c'est de l'invention !
      Les nouvelles règles qui régissent les minières exigent un dépôt annuel dans un fonds pour couvrir les frais de restauration.
      Et les impôts que les compagnies paieront ? et les redevances (et ne me ditent pas que ce sont des peanuts sans citer des chiffres . . .)
      C'est ahurissant à quel point on sert des arguments totalement vides, des fois.

    • Michel Richard - Inscrit 5 juillet 2012 14 h 10

      Une étude récente d'une grande firme de comptables montre que plus de 40% des profits des minières est payé en impôts et redevances.
      On peut argumenter que c'est trop, ou que c'est pas assez, mais on peut pas dire que ce sont des peanuts.

  • François Otis - Inscrit 5 juillet 2012 01 h 22

    Pourquoi aux étrangers?

    Je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi on ne fait pas le trou nous même. Depuis le temps qu'on fait des trous.... On a plein de travailleurs et d'ingénieurs qui ont acquis cette expertise avec d'autres compagnies installées ici. On a une SGF pleine au as pour financer ce genre de projet. 180$ x 18 millions, me semble que ça serait rentable.... Bon sang, on construit des barrages ! Pourquoi on ne serait pas capable de faire des trous?

    • serge pelletier - Inscrit 5 juillet 2012 19 h 16

      Pas compliqué mon cher Francois , trouve une société d'état qui est vraiment rentable et sa main d'oeuvre vraiment efficaces .

      Après quelques mois , une central syndical arrive , recoit son accréditassion et vlan , le chantage commence tout niveaucx , son cout d'opération augmante .

      Juste a voir l'historique des sociétés d'état passé et présente , tout niveaux .


      L'hydro , a oublier , il y a telment de profit , que l'improductivité et le suremploie , n'y parait presque pas .

      Si hydro , était une compaghie privé , ses profits auraient un plus grand multiple .


      L'humain reste l'humain , avec ses défauts et dont celui de posséder .Il lui faut un controle permanent et tout niveaux .

      Il faut savoir celui , dans le privé , il est recommandé un terme de cinq ans maxi , pour un controleur financier .

      L'expérience , parle .

  • Yves Claudé - Inscrit 5 juillet 2012 02 h 25

    Exploitation du Nord : d’abord Maîtres chez nous !

    Cet impératif d’être Maîtres chez nous implique quelques principes de base :

    -Les droits des autochtones doivent être respectés en premier lieu
    -L’intérêt collectif de la société québécoise doit primer sur l’intérêt privé
    -Considérant les expériences présentes et passées, aucune confiance ne peut être accordée au PLQ

    Yves Claudé

    • F. Georges Gilbert - Inscrit 5 juillet 2012 11 h 30

      Tout à fait d'accord avec vous.Mais il faut avant tout, se libérer de cette gouvernance affairiste-spoliatrice de nos ressources,asservie au dogme et maîtres du néolibéralisme.

  • Yvan Lachapelle - Abonné 5 juillet 2012 02 h 38

    Propagande pré-électorale

    On nous prend vraiment pour des valises.On veut montrer au peuple qu'on se tient debout devant les exploiteurs.Après les élections,on va se remettre à genoux et les subventioner a coups de milliards pour qu'ils bradent nos richesses.
    Selon l'entente,Stornoway était supposé faire la première transformation au Québec.Ils ont décidé de ne plus le faire et notre gouvernement d'invertébrés accepte cela sans rien dire.
    Bravo,c'est de la pure escroquerie.Une telle façon de gérer l'exploitation des richesses du Québec est criminelle.

    • Marie-M Vallée - Inscrite 5 juillet 2012 07 h 00

      En effet, que de la propagande électorale.

      Le ministre Gignac aura été un excellent élève du PM, le champion de la manipulation et du mensonge.

    • Manon Theriault - Inscrite 5 juillet 2012 08 h 07

      Nulle part dans le texte, le ministre Gignac s'est tenu debout!

      Primo : Il n'a pas convaincu la minière de payer pour l'électrification.

      Deuzio : Si la minière finirait par payer l'électrification, il la vendrait au tarif L, soit 5¢ du kilowattheure alors qu'il en coûte 9¢ pour la produire.

      Tercio : Lire l'avant-dernier paragraphe. Le gouvernement nous prépare à ce que ce soit nous qui payions la facture d'électrification et d'électricité, du moins en partie (en relation avec mon point 2).

      Je vois juste de la colonne vertébrale en jell-o devant les minières, rien de plus.

    • Gilles Théberge - Abonné 5 juillet 2012 09 h 19

      De toutes façons pensez-y deux minutes : Vous donnez la responsabilité des ressources naturelles à gignac, qui est un faiseux sorti en droite ligne du milieu financier et dont les compétences sont essentiellement dans le domaine de la finance...

      La faune, le bois, les ressources minérales, pour ce gars là, ce n'est qu'une question de piastre. Ya-tu de l'argent à faire oui ou non?

      Et encore. N'est-ce pas lui qui a bradé les richesses du sous-sol d'Anticosti pour un ancien député libéral maintenant converti dans les mines et pétrole?

      Chaque jour qui passe me convainc davantage que le gros ménage s'impose et que ça presse un peu plus chaque jour.

      C'est maintenant qu'il faudrait tenir des élections. Avant que Charest et sa gang de guignols, aient fini de défoncer tous les murs de notre patrimoine.

  • Paul Marcoux - Abonné 5 juillet 2012 04 h 38

    Profitable...?!?

    « Les premiers diamants québécois seront exploités grâce à une centrale au diesel qui consommera des millions de litres de ce carburant fossile chaque année. Cela alourdira donc le bilan de gaz à effet de serre du Québec. »
    « ...le Plan Nord doit être profitable pour tous les Québécois »

    Coudonc, on nous prend pour des cons ou quoi!? %*&$@#

    • Nicole Ste-Marie - Abonnée 5 juillet 2012 07 h 19

      Il n'y a rien de profitable avec John James Charest.
      Ce sont les principes viciers des néo-libéraux et le capitalisme sauvage qui s'appliquent.
      Souvenons nous de sa campagne électorale alors que le PQ était au pouvoir et qu'il nous disait "nous sommes prêt" et nous allons désengorger les "Urgences" des hopitaux.
      Ça fait 12 ans minimum de ça et c'est pire aujourd'hui! le temps d'attente à plus que doublé.
      Il vend nos richesses naturelles aux financiers les plus offrant
      et il pollue à la Terra Nova.
      John James se fout de nous

    • François Thivierge - Abonné 5 juillet 2012 14 h 31

      Heu, ben oui. Après tout, ça marche depuis 400 ans.

      Les Libéraux ont été ré-élus. Pourquoi ils ne prendraient pas les gens pour des valises si une majorité de gens leur démontre qu'ils ont raison de le faire!?!

    • Claude Lachance - Inscrite 5 juillet 2012 14 h 34

      On nous prend pour des cons?? Hé bien OUI!!!IIIet depuis longtemps. On pourrait les nommer en chantant Gilles vigneault, Tu penses que j'men appercois pas?...Un seul souhait. Que tous ces contrats signés avec plein de clauses cachées, soient réversibles, dès le nouveau gouvernement. et faire payer les renégats qui nous ont aliénés notre patrimoine avec aucun discernement, impunément.