L’économie canadienne s’accroîtra de 2,6 % en 2013, selon l’OCDE

Après s’être contractée, l’économie canadienne s’accroîtra de 2,6 % en 2013, selon les prévisions de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).


« La situation s’est progressivement améliorée, en dépit de la crise d’une dette européenne persistante et des incertitudes économiques qui en découlent. Dans ce contexte, les principaux moteurs de la croissance continueront d’être la consommation et l’investissement privés », précise-t-elle.


Le Canada affichera un taux de chômage de 6,6 % en 2013 comparativement à 7,6 % aux États-Unis et à 11,1 % dans la zone euro, selon le rapport Perspectives économiques dévoilé aujourd’hui par l’OCDE.


À cet égard, la situation de l’Europe va de mal en pis, le taux de chômage ne cessant de grimper depuis 2009 : 9,4 % (2009), 9,9 % (2010), 10 % (2011), 10,8 % (2012) et 11,1 % (2013). C’est du jamais vue depuis la création de la zone euro, en juin 1997.


Mauvais élèves de l’Union Européenne, l’Espagne et la Grèce afficheront tous deux un taux de chômage supérieur à 20 % en 2013, c’est-à-dire respectivement 25,3 % et 21,6 %, selon les projections de l’OCDE.


« Le programme d’ajustement économique approuvé en mars 2012 donne le temps à la Grèce de poursuivre les réformes fondamentales dont elle a besoin. Il devrait être mis en oeuvre avec rigueur pour rétablir la croissance et stabiliser les finances publiques », souligne l’OCDE pendant que les craintes d’une sortie de la Grèce de la zone euro ne se dissipent pas, au contraire.


Depuis qu’elle n’a plus de majorité gouvernementale, la Grèce se trouve dans l’incapacité de mettre en oeuvre les mesures d’austérité réclamées par Bruxelles en échange d’un maintien à flot de son économie.


En revanche, aux États-Unis, après avoir atteint 9,6 % il y a deux ans le taux de chômage pique du nez : 8,9 % (2011), 8,1 % (2012) et 7,6 % (2013).



Prix des propriétés


sous surveillance


D’ailleurs, sans sous-estimer les risques d’assombrissement des perspectives économiques canadiennes par la crise de la dette souveraine européenne, l’OCDE rappelle que la croissance économique du Canada dépendra dans une large mesure de celle de son voisin du sud, les États-Unis.


Au pays, la possibilité d’une « chute brutale des prix des propriétés » dans certaines grandes villes canadiennes aurait son lot de conséquences sérieuses sur les perspectives économiques. D’autre part, des centaines de milliers de ménages à travers le Canada redoutent toute hausse du taux directeur de la Banque du Canada et, par ricochet des taux hypothécaires, ce que l’OCDE préconise, mais pas dans l’immédiat.


« La Banque du Canada a adopté une politique monétaire appropriée compte tenu des risques qui pèsent sur les perspectives économiques et le resserrement budgétaire, mais le retrait des mesures de stimulation monétaire sera justifié lorsque ces risques s’amenuiseront », souligne le rapport de l’OCDE.