Mines: le Québec perd des plumes selon l'Institut Fraser

La réputation du Québec poursuit son déclin du point de vue de l'industrie minière mondiale. C'est ce qui ressort de l'enquête annuelle internationale auprès des dirigeants de l'industrie minière, publiée vendredi par l'Institut Fraser.

Le directeur associé du Centre mondial de recherche sur les ressources naturelles de l'Institut Fraser, Jean-François Minardi, a souligné par voie que communiqué que le Québec perd des plumes, ayant été couronné pendant trois années consécutives comme le territoire le plus attrayant pour l'investissement minier, de 2007 à 2010.
 
Bien qu'il se classe toujours parmi les cinq premiers, a ajouté M. Minardi, sa réputation est moins enviable depuis deux ans en raison de l'incertitude liée aux hausses de redevances et aux modifications proposées à sa loi sur les mines. Les sociétés minières ont plutôt décidé de faire confiance au Nouveau-Brunswick et à l'Alberta, qui possèdent des politiques minières "claires et un gouvernement favorable au développement des ressources naturelles".
 
Le Nouveau-Brunswick en tête

L'Enquête sur les sociétés minières 2011-2012 attribue le premier rang à l'échelle mondiale au Nouveau-Brunswick en matière d'exploration et de développement miniers; l'Alberta se classe troisième.
 
Dans le cadre de cette enquête, l'Institut Fraser a interrogé les dirigeants de 802 sociétés d'exploration et de développement miniers au sujet du climat d'investissement de 93 pays, provinces et États dans le monde.
 
Les provinces et territoires canadiens ont obtenu cinq des dix premières places cette année, le Nouveau-Brunswick s'étant propulsé du 23e rang au premier. À l'inverse, l'Alberta a glissé du premier rang au troisième, le Québec du quatrième au cinquième et la Saskatchewan du troisième au sixième. Le Yukon a bondi du quinzième au dixième rang, ce qui lui vaut l'honneur d'être le premier territoire canadien à se classer parmi les dix premières places de l'enquête.
 
Les répondants ont émis une opinion plutôt favorable des autres provinces et territoires: l'Ontario se classe 13e, la Nouvelle-Écosse 15e, Terre-Neuve-et-Labrador 16e, le Manitoba 20e, la Colombie-Britannique 31e, le Nunavut 36e et les Territoires du Nord-Ouest 48e.
 
L'enquête fait aussi remarquer que les sociétés minières semblent relativement pessimistes par rapport au prix des ressources à l'avenir. Elles s'attendent à une stabilisation ou à une diminution du prix de l'argent, du cuivre, du diamant, du charbon, du zinc, du nickel, de la potasse et du platine. La seule exception est l'or, une vaste majorité de répondants estimant que son prix va poursuivre son ascension.
10 commentaires
  • Leys - Inscrit 24 février 2012 10 h 39

    Quand l'Institut Fraser dit...

    Quand l'Institut Fraser, think thank de droite bien financé par un patronat dont l'objectif tangible est de faire le plus de profits possibles sans payer le moindre impôt, dit que le Québec perd des plumes, tout le monde devrait se réjouir. D'ailleurs, je ne comprends pas pourquoi un journal sérieux comme le Devoir accorde de l'importance à ce que peuvent affirmer les pseudo-économistes de ce genre d'institut. Il y a déjà suffisamment du Journal de Mourial et des Alain Dubuc de ce monde qui nous rabattent les oreilles avec les propos absurdes de l'IEDM, pendant québécois de l'Institut Fraser. Qu'en serait-il si je fondais une Académie économique de Montréal avec du financement issu des syndicats et de régimes comme Cuba et le Vénézuela et que je prônais à longueur de journées les bienfaits de l'étatisation ? Aurais-je autant de visibilité ? Est-ce que le Devoir écrirait des articles pour commenter les plus récentes déclarations de mes "économistes" ?

  • Gilbert Talbot - Abonné 24 février 2012 10 h 51

    Qui est l'Institut Fraser ?

    D'accord avec Leys. Vous, Le Devoir, devriez toujours préciser qui sont vos sources d'information, au lieu de recopier sans commentaire, les communiqués de la Presse canadienne. Alors voici en complément d'information qui est cet Institut Fraser, d'après Wikipedia :

    «Sous ses discours libérateurs, l'Institut Fraser est toutefois reconnu pour être un think tank conservateur. Il a pour objectif par exemple l'abolition du salaire minimum, la répression des mécanismes de protection sociale sans but lucratif tels l'instruction publique et les soins de santé publics ainsi que l'affaiblissement des associations pour la protection des travailleurs tels les syndicats, conséquences inévitables qui découlent du souhait des plus fortunés de réduire l'imposition de l'État en maximisant leurs profits. Une part essentielle de la critique est là: la libération visée n'est pas tant celle des employés à faible et moyen revenu, que la libération de certains gros patrons que tentent d'émuler de moins gros.

    L'Institut Fraser s'inscrit dans le sillon du néoconservatisme de Thatcher au Royaume-Uni, de Reagan aux États-Unis et du monétarisme de Milton Friedman, idéologie laissant à l'État un rôle très limitée: celui de défendre nationalement, voire internationalement, le marché sans le réguler.»

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_Fraser

  • camelot - Inscrit 24 février 2012 11 h 52

    Tant mieux

    Si le Québec perd des plumes dans l'industrie minière. Cela réduira espérons, le chaos annonçé du plan nord et éloignera les cupides monarques de cette industrie. Le Québec peut très bien exploiter ces mines avec ses ressources comme la Caisse de dépôt.

  • alain dallaire - Inscrit 24 février 2012 12 h 42

    L'institut Fraser...est démasqué

    Moi aussi je vais me partir une institut pour collaborer mes affirmations.
    @leys
    Qu'en serait-il si je fondais une Académie économique de Montréal avec du financement issu des syndicats et de régimes comme Cuba et le Vénézuela et que je prônais à longueur de journées les bienfaits de l'étatisation ?

    Je t'appui.On va pouvoir combattre les Institut Fraser avec nos propres statistiques et affirmation.

    @Gilbert Talbot

    Si je résume ton article.
    Une source fiable et sans parti pris .

  • Leys - Inscrit 24 février 2012 15 h 06

    Et d'ajouter...

    Et d'ajouter que l'Institut Fraser et l'IEDM sont enregistrés comme organismes de bienfaisance et qu'à ce titre ils ne devraient pas avoir le droit d'influencer les politiques et lois gouvernementales... Aberrant !!!