Les coopératives sont les meilleures créatrices d'emplois

Les coopératives agroalimentaires arrivent au deuxième rang pour la création d’emplois.
Photo: Source Serres coopératives de Guyenne Les coopératives agroalimentaires arrivent au deuxième rang pour la création d’emplois.

La croissance de l'emploi a été plus rapide au sein des coopératives non financières du Québec que dans l'ensemble de l'économie, révèle un rapport du Mouvement Desjardins publié hier

Entre 2004 et 2008, le nombre de coopératives non financières québécoises a crû de 2,4 % pour atteindre 2320, alors que leur nombre d'employés a bondi de 15,9 % pour se chiffrer à 43 891. Pendant la même période, le nombre de travailleurs a progressé d'à peine 5,6 % dans l'économie québécoise.

La croissance du chiffre d'affaires de ces coopératives entre 2004 et 2008 a également été importante (29 %), tout comme celle de l'actif (31 %), des trop-perçus ou profits (60 %) et des membres (19 %).

Les coopératives d'habitation dominent en nombre, suivies de celles des secteurs de l'agroalimentaire, des services techniques et professionnels, de la santé, de l'alimentation, de l'éducation, des loisirs, de la foresterie, des télécommunications ainsi que du commerce de détail. Signe des temps, c'est le nombre de coopératives de santé qui a le plus augmenté au cours des dernières années, passant de 22 en 1994 à 108 en 2008, un bond de 390 %.

Selon le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité, on compte aujourd'hui 3300 entreprises coopératives et mutuelles, lesquelles emploient environ 90 000 personnes et enregistrent un chiffre d'affaires total de 22 milliards. Desjardins avance que le secteur coopératif représente environ 3 % de l'économie québécoise.

Une étude réalisée en 2008 par le ministère du Développement économique a conclu que le taux de survie des coopératives est plus élevé que celui des entreprises québécoises en général.

Le secteur coopératif doit profiter de l'actuelle remise en cause des fondements de l'économie pour accélérer sa croissance, soutient l'économiste qui a rédigé le rapport de Desjardins, Joëlle Noreau.

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