La Caisse de dépôt deviendra actionnaire du plus important pipeline aux États-Unis

Colonial Pipeline est présenté comme le plus important pipeline de produits pétroliers raffinés aux États-Unis.
Photo: Agence France-Presse (photo) Justin Sullivan Colonial Pipeline est présenté comme le plus important pipeline de produits pétroliers raffinés aux États-Unis.

La Caisse de dépôt et placement du Québec a fait savoir, hier, qu'elle a signé une entente avec ConocoPhillips pour racheter sa participation de 16,55 % dans Colonial Pipeline Company et Colonial Ventures LLC pour un montant de 850 millions $US.

Colonial Pipeline est présenté comme le plus important pipeline de produits pétroliers raffinés aux États-Unis. Il s'étend sur plus de 8800 kilomètres, du golfe du Mexique au nord-est des États-Unis, et transporte l'équivalent de 2,3 millions de barils par jour.

Avant d'être conclue, la transaction doit être soumise au droit de premier refus des actionnaires de Colonial Pipeline. Selon l'issue de l'exercice, la Caisse pourrait conclure la transaction au premier trimestre 2012.

«La Caisse s'intéresse toujours à des actifs de qualité procurant des rendements stables à long terme», a déclaré Normand Provost, premier vice-président, Placements privés et chef des Opérations à la Caisse de dépôt et placement du Québec. «Dans ce cas-ci, il s'agit d'un projet d'infrastructure dans une industrie réglementée que nous comprenons bien grâce à nos investissements dans Gaz Métro, Interconnector, Enbridge et Fluxys.»

Cette transaction s'inscrit dans la stratégie adoptée par ConocoPhillips pour réduire sa présence dans le secteur des hydrocarbures afin de se concentrer sur ses activités les plus rentables. La compagnie a aussi vendu sa participation dans l'oléoduc Seaway à Enbridge pour 1,15 milliard.

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Avec La Presse canadienne
1 commentaire
  • Jean-Pierre Lusignan - Abonné 18 novembre 2011 09 h 14

    Une investissement responsable ? Le coeur à gauche et le portefeuille à droite ?

    Tout d'abord, je me surprends que nos politiciens québécois provinciaux et fédéraux ne commentent pas davantage cette manchette. Quoi qu'il en soit, alors que nous reprochons collectivement à l'industrie des sables bitumineux de ne pas respecter l'environnement, nous n'hésitons pas collectivement à investir beaucoup d'argent dans un moyen dont elle aura nécessairement besoin pour faire encore plus d'argent et polluer encore davantage. Je n'écris pas que la Caisse de dépôt ne doive pas investir du tout dans cette industrie, mais elle doit surtout le faire environnementalement prudemment. Qu'elle nous fasse connaître ses investissements dans les moyens technologiques susceptibles de rendre ce développement environnementalement acceptable ! En attendant la mise en place de moyens environnementaux susceptibles de ne pas polluer la planète au complet, qu'elle s'abstienne et nous explique ! Déjà que le Canada a mauvaise réputation internationalement...