Gaz naturel - Opération charme d'une entreprise gazière

Le gaz naturel, bien qu’il soit émetteur de gaz à effet de serre, représenterait, selon Questerre, une source d’énergie «propre».
Photo: Yan Doublet - Le Devoir Le gaz naturel, bien qu’il soit émetteur de gaz à effet de serre, représenterait, selon Questerre, une source d’énergie «propre».
Les partisans du développement tous azimuts de cette filière se sont lancés dans une véritable campagne de promotion du gaz naturel «made in Québec» depuis quelques mois pour contrer la contestation qui s'exprime de plus en plus. L'initiative de la société albertaine Questerre s'inscrit d'ailleurs clairement dans la foulée de celle-ci.

La vidéo, disponible sur Internet, «explique en détail le processus de forage horizontal de même que les méthodes de fracturation hydraulique utilisées au Québec», a soutenu l'entreprise par voie de communiqué. On insiste particulièrement sur les mesures qui sont prises pour éviter toute contamination du sol ou de la nappe phréatique pendant le forage. On dit aussi que le gaz naturel, bien qu'il soit émetteur de gaz à effet de serre — 30 % de moins que le pétrole —, représente une source d'énergie «propre».

Les opposants soutiennent quant à eux qu'en plus des risques d'émanation de gaz toxiques, il existe une menace réelle pour la qualité de l'eau. Il est toutefois difficile de départager le vrai du faux, d'autant plus qu'aucune étude d'impact indépendante n'a encore été menée au Québec, ni aucun débat public. Québec promet cependant de présenter à l'automne un projet de loi pour encadrer l'exploitation des hydrocarbures.

Le sous-sol québécois — essentiellement sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, entre Québec et Montréal, de part et d'autre de l'autoroute 20 — contiendrait d'énormes quantités de gaz naturel. Certains évoquent des réserves récupérables de 10 000 à 25 000 milliards de pieds cubes. Actuellement, tout le gaz naturel consommé au Québec est importé de l'Ouest canadien.

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