Kelly-Gagnon de retour à l'IEDM

L'Institut économique de Montréal a renoué avec un de ses anciens présidents, hier.

La présidente du conseil d'administration de l'Institut économique de Montréal (IEDM), Hélène Desmarais, a annoncé par voie de communiqué la nomination de Michel Kelly-Gagnon à titre de président. M. Kelly-Gagnon avait dirigé l'IEDM de 1999 à 2006.

Le nouveau président, qui dirigeait le Conseil du patronat du Québec depuis trois ans, s'est dit très heureux de retrouver l'IEDM, puisque sa nouvelle fonction lui permettra la liberté de parole propre à un groupe de réflexion. «J'en suis arrivé à la conclusion que le rôle d'acteur dans les débats de politique publique me convenait mieux que le rôle de porte-parole», a-t-il affirmé. «La possibilité de m'exprimer sur des questions d'actualité, des grands débats de société, en ayant toute la liberté de parole voulue, c'est ce qui correspondait à mes désirs et à mes aspirations», a-t-il ajouté.

Au moment où M. Kelly-Gagnon s'apprête à reprendre les rennes de l'IEDM, l'institut s'est donné le mandat d'élargir son champ d'action à l'ensemble du Canada, ce qui convient très bien au nouveau nommé.

M. Kelly-Gagnon a indiqué qu'il renouerait avec des sujets qui ont déjà été abordés par l'IEDM dans le passé, comme les questions macro-économiques et l'avenir du système de santé et du système d'éducation. «Mais ce sera également intéressant d'aborder des questions de politique gouvernementale qui touchent le gouvernement fédéral. Et ce sera très stimulant de traiter de questions qui sont non seulement d'intérêt pour le Québec, mais pour l'ensemble du Canada, via le gouvernement fédéral», a-t-il expliqué.

Le nouveau président de l'IEDM devra également augmenter la présence de l'institut dans les médias canadiens-anglais et intervenir dans les débats propres au gouvernement fédéral, comme les priorités que devra se donner le gouvernement de Stephen Harper, par exemple. M. Kelly-Gagnon entrera en fonction au début février 2009 et Marcel Boyer, vice-président et économiste en chef, continuera d'assurer l'intérim entre-temps.