Une fuite stoppe Cambior au Surinam

La compagnie minière Cambior a suspendu hier les travaux à sa mine Rosebel, au Surinam, après avoir constaté une fuite émanant d'une importante pièce d'équipement de son usine.

Il semble que la fuite ait été contenue dans les bassins de rétention de l'établissement et le contenu de l'épaississeur a été pompé vers le parc à résidus.

«Un certain temps sera nécessaire pour évaluer précisément les dommages causés à l'épaississeur et entreprendre les réparations», a indiqué la société dans un communiqué.

Cambior prévoit modifier son établissement afin de pouvoir reprendre le plus rapidement possible l'exploitation à un tonnage réduit et à un taux de récupération inférieur.

Le p.-d.g., Louis P. Gignac, a indiqué que la société espérait faire rouler son établissement à 80 % de sa capacité en dépit des travaux à venir. À son avis, le bris ne devrait pas faire dérailler les résultats de l'entreprise. «Nous connaissions un très bon trimestre jusqu'à maintenant. Cela aura quelques conséquences sur la production mais nous étions en avance sur nos objectifs et nous disposons donc d'une marge de manoeuvre», a-t-il indiqué en conférence avec les analystes financiers.

Inaugurée au milieu des années 1990, la mine à ciel ouvert de Rosebel est située dans le bouclier guyanais, dans le nord-est de l'Amérique du Sud. C'est la plus importante installation de Cambior et sa plus rentable. En temps normal, ce complexe qui emploie 800 personnes peut traiter jusqu'à 14 000 tonnes de minerai par jour.

Ce n'est pas la première fois que des installations de Cambior sur le continent sud-américain sont victimes d'avaries. La société fait d'ailleurs toujours face à des poursuites entreprises par des citoyens du Guyana ayant subi les contrecoups du déversement de produits chimiques dans le fleuve Essequibo, près de sa mine Omai en 1995.