Qu'est-ce qu'une option?

Instrument financier pour le moins complexe aux yeux de l'investisseur ordinaire, l'option se divise en deux grandes catégories: l'option d'achat et l'option de vente. Il faut savoir, d'abord et avant tout, qu'une option porte sur un sous-jacent, qu'il s'agisse d'une action, d'une obligation, d'une devise, etc.

L'option d'achat donne à son détenteur le droit — et non l'obligation — d'acheter ce sous-jacent à un prix prédéterminé et à un moment prédéterminé. Le principe s'applique entre autres lorsque l'investisseur prévoit une hausse du cours d'une action. Un exemple d'option intéressante? Une qui permettrait, par exemple, d'acheter une action à 30 $, soit le prix de levée. Lorsque l'action touche 32 $, 35 $, 50 $, l'investisseur a deux possibilités: revendre son option, qui a pris de la valeur de concert avec l'action, ou l'exercer. S'il l'exerce et acquiert des actions, il peut les garder ou les revendre à profit.

L'option de vente découle d'une situation inverse. Elle donne le droit — et non l'obligation — de vendre un sous-jacent à un prix prédéterminé. Elle s'applique, logiquement, à un investisseur qui s'attend à une chute des cours. S'il vend du blé, et prévoit que le prix de la céréale chutera dans les prochains mois, il achètera une option de vente qui lui permettra de se protéger de la chute. Ainsi, pour protéger son entreprise, il pourra, six mois à l'avance, fixer son prix de vente à 2 $ le kilo, et ce, même si le blé tombe à 1,25 $.

Généralement, une option porte sur 100 unités du sous-jacent. Un contrat d'action porte donc sur 100 actions. Dans le cas des options sur devises à la Bourse de Montréal — l'unité de négociation est de 10 000 $US — puisque les prix de levée ont été fixés de 1,12 $ canadien à 1,22 canadien, les contrats, selon leur échéance, vont de 112 $ à 122 $.