Inquiétude persistante sur les capacités de raffinage

New York — Les prix du pétrole ont clôturé en forte hausse hier à New York, alors que l'inquiétude persistante sur le manque de capacités de raffinage aux États-Unis semblait prendre le pas sur les nouvelles rassurantes au sujet du passage du cyclone Rita.

Le baril de light sweet crude pour livraison en novembre a clôturé en hausse de 1,63 $US, à 65,82 $US, sur le New York Mercantile Exchange. Les cours du brut, qui avaient ouvert en baisse, ont changé de direction vers la mi-séance.

Le gaz et l'essence qui avaient eux aussi démarré la journée en baisse, ont suivi le mouvement. Le contrat de l'essence a pris 4,36 ¢US, à 2,1292 $US le gallon (56 ¢US le litre).

Paradoxalement, c'est au moment où le président Bush a tenté de rassurer les Américains sur la demande d'énergie que les prix sont repartis à la hausse. Ce qui a éclipsé les nouvelles rassurantes concernant le passage du cyclone Rita, qui a fait moins de dégâts que prévu. Selon Fadel Gheit, analyste de Oppenheimer, «plus le président parle d'ouvrir les réserves stratégiques de pétrole, plus le marché comprend que [le pays] ne peut produire davantage» et cela pousse les cours à la hausse.

De plus, le président a également reconnu que le pays était très dépendant de sa capacité de raffinage, mise à mal par les cyclones Katrina et Rita, successivement.

Production au point mort

La production de pétrole brut du golfe du Mexique était toujours totalement arrêtée hier en attendant de terminer l'évaluation des dégâts causés par les cyclones Rita et Katrina, a indiqué l'agence fédérale américaine Minerals Management Service sur son site Internet. Quelque 93 % des 819 plates-formes habitées et 75 % des 134 puits de forage actuellement en opération dans le golfe du Mexique ont été évacués, d'après le MMS.

Cela représente un manque à gagner de 1,5 million de barils de brut par jour.

La production de gaz naturel pour sa part était arrêtée à 78 %, selon le MMS.

Depuis le début des évacuations liées à Katrina puis à Rita (le 26 août), le manque à gagner de la production de brut s'élève à 34,8 millions de barils, soit 6,4 % de la production annuelle de brut dans le golfe. Le manque à gagner cumulé de gaz naturel est de 4,64 milliards de mètres cubes depuis le 26 août, soit 4,5 % de la production annuelle du golfe.

Le MMS précise que les fermetures d'installations pétrolières sont des procédures standard dictées par des raisons de sécurité. Une fois que les installations ont été inspectées, la production reprendra, selon l'agence.