Immobilier: Greenspan répète ses mises en garde

Washington — Le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Alan Greenspan, a de nouveau répété hier ses mises en garde sur le marché immobilier aux États-Unis, soulignant le rôle de la spéculation et les risques pris par les ménages dans les récentes hausses de prix.

«Aux États-Unis, des signes de bouillonnement sont clairement apparus sur certains marchés locaux où les prix des logements semblent avoir atteint des niveaux insoutenables», a déclaré M. Greenspan lors d'un discours à Palm Desert, en Californie.

Il est certes «trop tôt pour juger si le bouillonnement va s'étendre géographiquement ou si les signes récents d'une certaine modération des pressions spéculatives donnent le départ d'une tendance à la modération», a-t-il ajouté selon le texte de son discours diffusé par avance.

Mais il est notable qu'un grand nombre de spéculateurs sont présents sur le marché. «L'activité spéculative a pu jouer un rôle plus grand dans les récentes hausses de prix que cela n'était généralement le cas dans le passé», a souligné M. Greenspan.

De leur côté, les ménages ont tendance à se tourner vers des prêts de plus en plus «exotiques», ce qui est là aussi risqué.

Mais M. Greenspan, qui revient de plus en plus fréquemment sur le sujet ces derniers temps, a cependant estimé que l'économie américaine avait assez de flexibilité pour absorber un renversement de tendance. «Dans une économie hautement flexible comme celle des États-Unis, les chocs devraient être largement absorbés par des changements de prix, de taux d'intérêt et de taux de changes», a-t-il assuré.