Les Forces choisissent Îrlikon

Les Forces canadiennes ont octroyé un contrat pouvant atteindre les 750 millions à Îrlikon en vue du développement d'un nouveau véhicule blindé multimission. Quelque 200 nouveaux emplois seront créés dans l'entreprise de Saint-Jean-sur-Richelieu, qui verra ses effectifs croître de 57 % et sa population d'ingénieurs doubler.

Hier, on ne s'entendait pas sur les chiffres. Dans son communiqué, la Défense nationale a parlé d'un contrat de 100 millions portant sur la première phase du projet. En conférence de presse, le ministre de la Défense, Bill Graham, a avancé le chiffre de 300 millions. Quoi qu'il en soit, l'enveloppe maximale attribuée à la conception, au développement et à la fabrication des 33 véhicules blindés légers que doit contenir la flotte de véhicules à effets multimission (VEMM) est de 750 millions.

Dans un premier temps, Îrlikon fournira trois prototypes et six véhicules. «La pleine production de la flotte des VEMM devrait débuter en 2010», a ajouté la Défense nationale dans son communiqué.

Pour l'entreprise de Saint-Jean, filiale du groupe allemand Rheinmetall, ce contrat annoncé hier implique la création de 200 emplois. «Des emplois spécialisés, des postes d'ingénieurs», a précisé le porte-parole d'Îrlikon Contraves Canada, Raymond Bélanger. Îrlikon, dont le carnet de commandes se chiffrait à 100 millions avant l'annonce d'hier, emploie déjà 350 personnes, dont 200 ingénieurs.

Le nouveau véhicule fait appel à la technologie ADATS (système d'armes antiaérien et antichar) d'Îrlikon. «Le VEMM sera conçu de manière à pouvoir tirer des munitions à guidage de précision contre des chars et autres objectifs stratégiques, et ce, sur de plus grandes distances que tout autre véhicule de tir direct utilisé sur les champs de bataille. Grâce à leur système d'armes guidées par observation indirecte, les VEMM seront en mesure d'engager des cibles cachées derrière des éléments du paysage», a résumé la Défense nationale.