Marchés boursiers - L'or noir est reparti à la hausse, tout comme Toronto

Le cours du pétrole est reparti à la hausse, hier, tirant avec lui l'énergie et ainsi l'indice du marché torontois. Celui de York est resté tout juste positif, grâce à de bons aperçus sur Coca-Cola et IBM et en dépit d'un jugement trouvant la pharmaceutique Merck responsable, au Texas, de la mort d'un usager du médicament Vioxx; l'action Merck a largué 2,31 $ (7,6 %) à 28,10 $US.

À la Bourse de Toronto, l'indice S&P/TSX a bondi de 110,81 points à 10 502,11 dans un volume de 175,1 millions d'actions transigées; l'indice perd néanmoins 181 points sur la semaine. Le dollar canadien a rattrapé en partie ses reculs des jours précédents, avec un gain de 47 centièmes à 82,54 ¢US.

«Je demeure étonné de la force qu'a montré le marché canadien ces trois derniers mois, il a été pas mal robuste», souligne Andrew Martyn, gestionnaire de portefeuille chez Davis Rea. «Nous n'avons pas encore eu de secousse, nous n'avons pas eu de correction d'importance jusqu'à cette semaine. Pas de surprise donc que ça [le marché haussier] se soit calmé un petit peu.»

À Wall Street, le Dow Jones des 30 industrielles a pris 4,30 points hier à 10 559,23 et le S&P 500 a grappillé 0,69 point à 1219,71. Sur la semaine la Bourse américaine a vécu au gré des soubresauts du pétrole et des nouvelles d'entreprises emblématiques comme Hewlett-Packard, Wal-Mart, Google ou Merck et elle devrait encore se concentrer sur l'or noir et les indices économiques dans la semaine à venir.

Les trois principaux indices mesurant les performances des titres américains ont affiché un léger recul. Le Dow Jones a abandonné 0,4 % sur la semaine, l'indice composié de la Bourse électronique Nasdaq, 1 %, et l'indice Standard and Poor's 500, 0,9 %.

Le brut a joué au yoyo cette semaine chutant brutalement de son niveau de 67 $US la semaine dernière avant de reprendre plus de 2 $US après une interruption de la production en Equateur et une attaque manquée sur des navires de guerre américains mouillés en Jordanie. Le baril a fini hier à 65,35 $US à New York.

Les indices boursiers ont peu ou prou suivi les mouvements du brut mais ont également été influencés par des nouvelles d'entreprises. Mardi, le numéro un mondial de la distribution, Wal-Mart, a entraîné la cote à la baisse, en reconnaissant souffrir de la hausse des prix de l'essence et en donnant des prévisions décevantes pour le troisième trimestre.

Mercredi, à l'inverse, la tendance a été soutenue par un excellent troisième trimestre du géant informatique Hewlett-Packard et des prévisions encourageantes. Jeudi, c'est Google, le phénomène de l'Internet et premier moteur de recherche sur le web, qui a donné le ton en annonçant son intention de lever quelque quatre milliards en vendant un lot de 14,2 millions d'actions.

Hier, le groupe pharmaceutique Merck a réduit les gains de la Bourse qui jusque-là résistait bien au nouveau coup de fièvre de l'or noir. Le groupe pharmaceutique a été condamné, en première instance, à payer plus de 250 millions de dollars de dommage à la veuve d'un usager de son anti-inflammatoire Vioxx. Merck, qui avait volontairement retiré le Vioxx fin septembre 2004 parce qu'il présentait des risques cardiaques, a fait appel.