Contrat de travail dans la vente automobile

Les vendeurs d'automobiles de Honda Brossard ont finalement signé un contrat de travail, et ce plus d'un an après avoir déposé leur projet initial. La nouvelle convention collective de trois ans comporte des éléments novateurs tels qu'un régime de retraite et une disposition écartant pour de bon l'ouverture le samedi, a indiqué hier le Syndicat international des métiers du Québec (SIM-Québec).

Le syndicat affilié à la Fédération des travailleurs du Québec a précisé que la convention «met un frein définitif à la dégradation des conditions de travail qui affecte les vendeurs automobiles depuis la dernière décennie». Les dix employés concernés bénéficieront d'augmentations salariales globales de 3 % à 3,5 % par année, a dit en entrevue Mario Cotton, directeur des services professionnels et de l'organisation de SIM-Québec.

Qualifiant l'entente de «grande victoire» et rappelant que les employés avaient traversé une grève de trois mois, M. Cotton a dit que l'employeur n'était pas chaud à l'idée d'ouvrir le samedi. «Mais il y a désormais une disposition qui donne une vraie protection aux travailleurs, car c'est une grande crainte dans le milieu de la vente automobile.» En effet, les concessionnaires ressentent la montée en force de vendeurs de véhicules d'occasion tels qu'Encan Direct H. Grégoire, très actif le week-end. Le débat sur l'ouverture refait surface de façon intermittente.

L'entente est la première qui émerge de la campagne de syndicalisation lancée l'an dernier par SIM-Québec à l'échelle provinciale. Seuls les vendeurs de Longue-Pointe Chrysler, à Montréal, étaient syndiqués jusqu'à présent, mais leur accréditation remonte aux années 80. SIM-Québec mène aussi des négociations pour un contrat de travail chez Circuit Ford-Lincoln.