Le prix du pétrole brut chute de 2,83 $US

Le département américain de l’Énergie et l’Institut américain du pétrole ont tous deux annoncé une chute de quelque cinq millions de barils de stocks d’essence aux États-Unis la semaine dernière.
Photo: Agence Reuters Le département américain de l’Énergie et l’Institut américain du pétrole ont tous deux annoncé une chute de quelque cinq millions de barils de stocks d’essence aux États-Unis la semaine dernière.

New York — Les cours du pétrole brut ont chuté hier à New York malgré une forte baisse des stocks d'essence aux États-Unis la semaine dernière, car les investisseurs jugent que la saison haute de la consommation de carburant touche à sa fin, éloignant les risques de pénurie.

Sur le New York Mercantile Exchange, le baril de brut pour livraison rapprochée en septembre a clôturé sur une chute de 2,83 $US à 63,25 $US.

Pour Jason Schenker, économiste de Wachovia, la réaction du marché aux chiffres sur les stocks de pétrole américains était «inattendue». En effet, le département américain de l'Énergie (DoE) et l'Institut américain du pétrole (API) ont tous deux annoncé une chute de quelque cinq millions de barils de stocks d'essence aux États-Unis la semaine dernière. Une nouvelle qui aurait en temps normal fait bondir les cours d'essence et de brut.

Pour M. Schenker, la chute des cours du brut s'explique toutefois, car «les raffineries semblent de nouveau opérationnelles» après une série d'incidents qui avaient perturbé leur production ces dernières semaines, et car la saison des départs en vacances en voitures, pic annuel de la consommation d'essence aux États-Unis, est presque terminée, explique-t-il.

«Il y a peu de chances d'avoir une pénurie à présent», précise-t-il.

John Kilduff, de Fimat, juge aussi que les investisseurs commencent à moins se focaliser sur les stocks d'essence. Il ajoute que «les gens réalisent que les prix très élevés du pétrole vont finir par rogner sur la demande». Il souligne aussi que «la hausse régulière des stocks de produits distillés» rassure le marché sur l'offre pour les mois d'automne, quand l'arrivée du froid relancera la demande de fioul de chauffage.