Dodge vante les devises flottantes

Pékin — L'expérience canadienne d'un taux de change flottant est digne d'intérêt pour la Chine, a affirmé hier le gouverneur de la Banque du Canada, David Dodge.

Dans le cadre d'une allocution prononcée devant le Conseil commercial Canada-Chine, à Pékin, M. Dodge a pris part au débat entourant les politiques commerciale et monétaire de la Chine.

Il n'est pas allé jusqu'à demander à Pékin de cesser de lier le taux du yuan à celui du dollar américain, une pratique qui, selon ses opposants, accorde à la Chine un avantage économique injuste. Au lieu de cela, M. Dodge a fait état du passage du Canada d'un taux de change fixe, établi en fonction de la devise américaine, à son présent système de taux de change flottant.

«Le Canada a fait figure de pionnier en ce qui a trait au régime de changes flottants et aux cibles d'inflation. Et la vaste expérience que nous avons acquise dans ce domaine pourrait être utile aux autres pays qui envisagent de modifier la façon dont ils mènent leur politique monétaire», a déclaré le gouverneur de la Banque du Canada. «Notre longue expérience du taux de change flexible s'est révélée très positive, et celui-ci continue de faire partie intégrante de notre cadre de conduite de la politique monétaire», a-t-il ajouté.

La Chine fait l'objet de pressions de la part de ceux qui s'opposent à sa politique monétaire. Ces derniers réclament que le taux du yuan ne soit plus lié à celui du dollar américain. La semaine dernière, les autorités américaines ont affirmé que Pékin devait «bouger sans délai» afin de modifier ses pratiques, les producteurs américains estimant celles-ci responsables des déficits commerciaux en hausse et de la perte d'emplois aux États-Unis.