Paul Desmarais est victime d'un AVC

Le financier Paul Desmarais a été hospitalisé hier à la suite d'un léger accident vasculaire cérébral, a laissé savoir la société de portefeuille Power Corporation dont il est l'actionnaire majoritaire.

L'état du patient de 78 ans est stable. «Il subit présentement une série d'examens au Centre hospitalier Saint-Joseph de la Malbaie», a annoncé l'entreprise dans un communiqué.

Le transfert de M. Desmarais par ambulance est survenu dans la nuit de dimanche à lundi.

Né à Sudbury en 1927, Paul Desmarais s'est lancé en affaires dans la vingtaine en rachetant pour 1 $ l'entreprise familiale de transport en commun.

Empire financier

D'acquisition en acquisition, il s'est constitué l'un des plus gros empires financiers du pays, avec un chiffre d'affaires de 24,32 milliards en 2004. Power Corporation détient des participations dans le domaine des services financiers et de l'assurance ainsi que dans l'énergie, les services publics et les médias. La société contrôle entre autres les quotidiens La Presse, Le Soleil, Le Droit, Le Quotidien, Le Nouvelliste, La Voix de l'Est, La Tribune.

Par l'entremise de sa filiale, la Financière Power, elle détient en outre des participations dans la London Life, la Canada-Vie, le groupe Investors et dans le conglomérat européen Bertelsman.

Paul Desmarais, qui a cédé le contrôle de l'entreprise à ses fils en 1996, est considéré comme l'homme le plus riche du Québec.

Il est marié à Jacqueline Maranger. Le couple a quatre enfants et plusieurs petits enfants. Les Desmarais ont des résidences à Montréal, aux États-Unis et en Europe ainsi qu'un immense domaine à Sagard, dans Charlevoix. Cette «usine sans cheminée» a accueilli depuis cinquante ans la plupart des personnalités politiques du pays. Jean Chrétien, dont la fille a marié André Desmarais, serait un habitué des lieux, tout comme Paul Martin et même Lucien Bouchard.

Paul Desmarais a toujours été extrêmement discret sur sa vie privée, accordant peu d'entrevues aux médias.

Même s'il a officiellement pris sa retraite du monde des affaires, il continue à siéger à quelques conseils d'administration d'administration au Canada et en Europe. Il est compagnon de l'Ordre du Canada, officier de l'Ordre national du Québec, officier de l'Ordre national de la Légion d'honneur ainsi que commandeur de l'Ordre Léopold II.