L'impôt foncier mécontente les producteurs laitiers

Québec — Des producteurs laitiers promettent des gestes d'éclat si on ne révise pas le système de taxation foncière. Les sentiers qui servent aux motoneiges et aux véhicules tout-terrain (VTT) pourraient même être bloqués dès le mois d'août.

Une suggestion en ce sens a été présentée hier au congrès de la Fédération des producteurs de lait du Québec.

Les producteurs sont en colère et réclament une modification substantielle du régime actuel de taxation foncière. Ils exigent notamment que les producteurs paient directement à leur municipalité une portion de leur compte de taxes et que chaque municipalité obtienne par la suite une compensation du gouvernement pour la partie non payée par les producteurs.

Les agriculteurs payent actuellement leurs taxes municipales et sont remboursés par un programme de subvention des taxes foncières aux agriculteurs. Selon l'UPA, les exploitations agricoles exigent une capitalisation immobilière importante, ce qui justifie un traitement particulier pour les exploitations agricoles dans le cadre de l'impôt foncier.

L'UPA dit aussi avoir obtenu l'appui de plusieurs conseils municipaux dans ce dossier.

Le ministre de l'Agriculture, Yvon Vallières, a indiqué que des mesures avaient été mises en avant cette année pour accélérer le remboursement des taxes aux agriculteurs, en attendant qu'un nouveau pacte fiscal soit signé avec les municipalités, afin d'apporter une solution globale au problème.

Un peu plus vite

Cette année, on a expédié aux agriculteurs les formulaires de remboursement un mois à l'avance afin d'accélérer le processus. De plus, le ministre Vallières promet que ses fonctionnaires traiteront les requêtes avec célérité.

«J'aimerais éventuellement que les producteurs touchent dès le début de l'année les sommes auxquelles ils ont droit. Mais il faudra trouver de nouvelles formules, plus performantes et moins compliquées», a conclu M. Vallières.

Ce programme de remboursement des taxes foncières pour les producteurs agricoles implique le remboursement de 95 millions de dollars auprès de quelque 27 000 agriculteurs.