En bref - L'excédent commercial passe à 4,8 milliards

Les exportations de marchandises canadiennes vers l'étranger se sont rétablies en février, selon Statistique Canada. Des hausses généralisées ont été observées dans les principaux groupes de marchandises, en particulier dans le secteur des produits de l'agriculture et de la pêche.

L'excédent commercial du Canada s'est ainsi élargi et est passé de 4,3 milliards en janvier à 4,8 milliards en février. La valeur des exportations de produits provenant d'entreprises canadiennes a légèrement dépassé 36,5 milliards, en hausse de 1,4 % par rapport à janvier. Ce gain, survenu après une baisse révisée de 1,2 % le mois précédent, était attribuable à la fois à une progression des volumes des exportations et à une hausse des prix.

Parallèlement, les importations ont enregistré une très forte croissance en février pour atteindre 31,7 milliards, en baisse de seulement 60 millions, ou de 0,2 % par rapport au sommet atteint en janvier.

L'excédent commercial du Canada vis-à-vis des États-Unis est passé de près de 8,2 milliards à 8,7 milliards. Le déficit commercial du Canada vis-à-vis des pays autres que les États-Unis est demeuré stable.

Déficit record

Pour leur part les États-Unis ont accusé un nouveau déficit commercial record en février à 61 milliards $US, creusé à la fois par la flambée des prix du pétrole et l'appétit insatiable des Américains pour les produits étrangers, a annoncé hier le département du Commerce. Ce chiffre marque une nette aggravation (+4,3 %) par rapport au mois de janvier, qui avait affiché un déficit de 58,5 milliards soit un peu plus que les 58,3 milliards annoncés dans un premier temps.

Les États-Unis semblent plus que jamais happés dans une spirale d'aggravation de leurs déficits commerciaux: le précédent record datait de novembre, et le mois de janvier était le deuxième plus mauvais chiffre jamais enregistré.

L'année 2005 ne s'annonce donc pas mieux que 2004, qui s'était soldée par un déficit record de 617 milliards. À titre de comparaison, le déficit n'était encore que de 45,9 milliards en février 2004.

Ce déséquilibre inquiète les partenaires des États-Unis qui voient le pays vivre au dessus de ses moyens et dépendre de plus en plus des capitaux étrangers. Les Américains, eux, l'expliquent par la croissance plus forte chez eux que dans les autres pays.

Dans la lignée de ce qui se passe depuis des mois, le déficit de février s'est expliqué par deux facteurs prédominants: une consommation effrénée, en dépit de la baisse du dollar qui devrait détourner les Américains des produits étrangers et favoriser leurs exportations, et surtout l'aggravation de la facture pétrolière. Les exportations ont très peu augmenté (+0,1 %) à 100,5 milliards, tandis que les importations progressaient de 1,6 % à 161,5 milliards. Ces deux chiffres constituent des records.