Marchés boursiers - Toronto et New York chutent

Le cours du pétrole était en baisse une cinquième séance de suite hier et la Bourse de Toronto était assez à plat. La perte à New York était plus substantielle, suite à des prises de bénéfice. Maints spéculateurs étaient attentistes alors que, la semaine prochaine, vont débouler des résultats trimestriels de société.

«Il reste beaucoup d'incertitude sur les marchés», affirme Patricia Croft, économiste à la maison torontoise Phillips, Hager & North. «Il y aura peut-être un peu de détente sur le front du pétrole, mais nous ne savons tout simplement pas si ça va durer.»

Le dollar canadien a chuté une troisième journée de suite, de 34 centièmes pour clore sa semaine à 81,43 ¢US. À Bay Street, l'indice S&P/TSX a laissé 1,63 point, à 9623,72. L'indice récolte une perte de 15 points pour sa peine hebdomadaire.

À la cote new-yorkaise, la Bourse américaine a progressé cette semaine grâce au repli des cours pétroliers et alors que les craintes d'une stratégie monétaire plus agressive de la Fed s'apaisent, mais la prudence demeure avant les résultats du deuxième trimestre la semaine prochaine.

Les indices boursiers ont rebondi la semaine dernière après quatre semaines de baisse. Le Dow Jones a fini hieri en hausse de 0,6 % sur la semaine, à 10 461,34 points, et l'indice composié du Nasdaq a pris 0,7 % pour se porter à 1999,35 points. L'indice Standard and Poor's 500 (S&P 500) a progressé de 0,7 % cette semaine pour clôturer à 1181,20 points.

«Le marché a rebondi car il était très survendu mais personne n'ose vraiment prendre des positions avant la saison des résultats», qui atteindra sa vitesse de croisière la semaine prochaine, a commenté Bryan Piskorowski, stratège boursier de Wachovia Securities.

La semaine prochaine seront publiés les résultats de grandes sociétés comme AMD, Apple, Merrill Lynch, IBM et General Electric seront publiés.

Le pétrole

Les cours du brut ont débuté la semaine sur une forte hausse en montant lundi jusqu'à 58,28 $US le baril, nouveau record sur le marché de New York, avant de finir ce jour-là en baisse. La même évolution a été maintenue toute la semaine. Au total, le baril de brut a abandonné 3,95 $US cette semaine à New York. Les propos du président de la Réserve fédérale (Fed) Alan Greenspan, affirmant mardi que les forces du marché allaient s'équilibrer à long terme, ont largement contribué à ce déclin.

Auparavant les chiffres décevants sur le chômage vendredi dernier avaient calmé les craintes d'une accélération du rythme de relèvement des taux d'intérêt américains par la Réserve fédérale. Mais les investisseurs scruteront mardi les minutes de la réunion du 22 mars du comité de politique monétaire de la Fed pour y déceler des indices sur la stratégie de la banque centrale et son sentiment sur l'inflation.

Toute une série de statistiques macroéconomiques sera publiée la semaine prochaine, dont mardi les chiffres du déficit commercial américain pour février, attendu à 59 milliards, et ceux du déficit budgétaire, prévu à 70,5 milliards, selon le consensus des analystes de Wall Street.

Par ailleurs, le marché suivra attentivement lundi l'audition du milliardaire Warren Buffett, l'un des investisseurs américains les plus respectés, par le ministre de la Justice de New York et les autorités boursières américaines. Ces derniers enquêtent sur une transaction doûteuse entre le numéro un mondial de l'assurance AIG et General Re, filiale de réassurance de Berkshire Hathaway, la holding de M. Buffett.