ExelTech réembauche 90 des employés mis à pied à cause de Jetsgo

ExelTech Aérospatiale réembauche 90 des 160 employés qui avaient été mis à pied à la suite de l'interruption des activités du transporteur Jetsgo, pour lequel elle assurait l'entretien des avions.

L'obtention de contrats auprès de cinq clients, dont la valeur totale est estimée à plus de 2,5 millions de dollars, permet à ExelTech de reprendre à son service une soixantaine d'employés à ses installations de l'aéroport Jean-Lesage, à Québec, ainsi qu'une trentaine à l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau, à Montréal.

Le président exécutif du conseil d'administration, Luc Filiatreault, a précisé hier que les mises à pied avaient été réparties à peu près également entre les installations des deux villes. Avant la disparition soudaine de Jetsgo, le 11 mars, ExelTech comptait environ 425 employés au total, soit 125 à Québec et 300 à Montréal.

M. Filiatreault s'est dit confiant que tous les employés touchés pourront être réembauchés «d'ici quelques mois». «Ce n'est qu'une question de temps avant que nous puissions regarnir le carnet de commandes, a-t-il ajouté. En trois semaines depuis que Jetsgo a cessé ses activités, nous avons déjà fait un bon bout de chemin.»

ExelTech n'a pas divulgué le nom de ses nouveaux clients, indiquant seulement qu'ils sont américains, européens et canadiens. Les nouveaux contrats concernent l'entretien d'avions turbopropulsés ainsi que des appareils à réaction à fuselage étroit.

L'entreprise récemment rebaptisée (l'ancienne NordTech est devenue ExelTech, adoptant ainsi le nom de la compagnie avec laquelle elle a conclu une fusion) continue d'abriter dans ses hangars les appareils de Jetsgo, qui lui ont été confiés par le contrôleur dans ce dossier, la firme RSM Richter.

L'entretien des appareils Fokker 100 de Jetsgo se faisait à Québec, siège de l'ancienne NordTech, alors que la division de Montréal (ExelTech) s'occupait de la maintenance des avions MD-80 du transporteur qui s'est depuis placé sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC).

Le retour de Jetsgo

M. Filiatreault n'exclut pas de compter de nouveau Jetsgo parmi ses clients, compte tenu des récentes rumeurs d'une reprise des activités par ce transporteur en vue de la saison estivale. La dette de Jetsgo à l'égard d'ExelTech atteignait 2,5 millions au moment où le transporteur s'est placé sous la protection de la LACC.

«En trois ans de relations d'affaires avec Jetsgo, nous n'avions pas eu de problème», a dit M. Filiatreault. Il a néanmoins ajouté que dans le cas d'une reprise des activités de Jetsgo, ExelTech exigera de meilleures garanties financières, «comme ce sera sans doute le cas de la part de tous leurs fournisseurs».

L'action d'ExelTech à la Bourse de croissance TSXV a clôturé en hausse de 4 ¢, ou 13 %, hier, à 34 ¢. Le titre est presque revenu à son niveau précédant la disparition de Jetsgo, soit 35 ¢.