Apprendre le français sur son lieu de travail

D’abord rendu disponible au printemps 2020, ce film a fait l’objet d’un lancement plus officiel la semaine dernière dans le cadre du 33e Congrès de la FTQ.
Photo: FTQ / Alexis Chartrand capture d'écran YouTube D’abord rendu disponible au printemps 2020, ce film a fait l’objet d’un lancement plus officiel la semaine dernière dans le cadre du 33e Congrès de la FTQ.

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Pour les nouveaux arrivants, temporaires ou permanents, apprendre à parler français est plus difficile à faire qu’à dire, notamment lorsqu’ils travaillent à temps débordant.

En produisant le documentaire Langue à l’ouvrage. Migrer vers le français au travail, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) a voulu envoyer un message : le meilleur endroit pour suivre des cours de français, pour une personne immigrante, c’est directement sur son lieu de travail, avec ses collègues. C’est une question non seulement de santé et de sécurité, mais également d’intégration dans la communauté d’accueil, estime le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc.

Réalisé par Alexis Chartrand, le film capte les témoignages et suit le parcours de plusieurs travailleurs et professeurs de français. L’accent est mis sur les effets positifs de l’apprentissage de la langue dans leur vie, mais également sur des embûches. Parmi celles-ci, il y a les longues heures de travail que ces derniers effectuent pour subvenir aux besoins de leurs familles. Il y a aussi l’incertitude par rapport à leur statut, certains devant retourner dans leur pays d’origine en attendant le renouvellement de leur permis de travail.

M. Bolduc veut encourager les entreprises à participer à des programmes de francisation en collaboration avec le gouvernement provincial, à l’instar des entreprises manufacturières montrées dans le documentaire, qui ont des taux très élevés de personnel immigrant. « Il faudrait que ça se fasse davantage », estime le secrétaire général.

Il est également important de protéger les acquis, croit-il, puisque ces programmes ne sont pas à l’abri d’une annulation. En septembre, Le Devoir avait révélé que le ministère de l’Immigration avait retiré sa subvention à Peerless, une manufacture de vêtements qui est d’ailleurs visitée dans le documentaire. Québec avait ensuite rapidement fait volte-face.

D’abord rendu disponible au printemps 2020, ce touchant film a fait l’objet d’un lancement plus officiel la semaine dernière dans le cadre du 33e Congrès de la FTQ. Il peut être visionné gratuitement sur YouTube.

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