Une première en 40 ans: le «New York Times» en grève pour les salaires

L’un des points en litige est le refus de la direction du New York Times d’augmenter les salaires dans un contexte national et mondial de poussée de l’inflation.
Guillaume Levasseur Archives Le Devoir L’un des points en litige est le refus de la direction du New York Times d’augmenter les salaires dans un contexte national et mondial de poussée de l’inflation.

Plus d’un millier de salariés du prestigieux quotidien américain The New York Times ont commencé une grève jeudi à minuit pour un conflit sur les salaires, une première pour le journal depuis 40 ans, selon leur syndicat.

Des journalistes et d’autres employés de l’influent journal, qui donne le lades couvertures américaines et internationales, ont décidé de cesser le travail pour 24 heures après l’échec de négociations sur les salaires et la convention collective, selon le syndicat de la presse NewsGuild of New York.

D’après cette organisation, l’un des points en litige est le refus de la direction du New York Times d’augmenter les salaires dans un contexte national et mondial de poussée de l’inflation.

« Plus de 1100 travailleurs du New York Times ont dorénavant cessé le travail, une première de cette ampleur en quatre décennies », a annoncé sur Twitter l’organisation syndicale.

Le mouvement ne devrait pas empêcher la parution du quotidien vendredi. Un article paru sur le site du New York Times précise que, « pendant le débrayage, les employés non syndiqués de la salle de rédaction seront en grande partie responsables de la production des informations ».

Une manifestation devant le siège du journal, au coeur de Manhattan, était prévue vers 13 h.

Une porte-parole du journal a indiqué dans un communiqué que les négociations salariales n’avaient pas échoué et qu’il était « décevant que [les employés] en viennent à des actions extrêmes alors que nous ne sommes pas dans une impasse ».

Le syndicat a répondu que ses membres « voulaient faire en sorte qu’il existe une meilleure salle de rédaction pour tous ».

La presse écrite américaine, un temps florissante et prestigieuse, a souffert comme tous les médias d’envergure de la pandémie et est affectée aujourd’hui par l’inflation.

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