Étude de la Scotia - Ottawa et les provinces pourraient retarder certaines dépenses

Toronto — Les gouvernements fédéral et provinciaux du Canada vont vraisemblablement retarder certaines dépenses, ralentir le rythme des réductions d'impôt et puiser dans leurs réserves afin de faire face au ralentissement économique, selon une étude de la Banque Scotia.

«Les décisions au sujet des dépenses vont devenir plus dures, il va y avoir davantage de ressacs au sein des économies», a déclaré en entrevue Mary Webb, économiste principale à la Banque Scotia.

Les compressions et les restrictions financières de la dernière année fiscale ont aidé les provinces à limiter les dégâts potentiels lors de l'exercice budgétaire 2002-03, selon le rapport de l'institution financière rendu public hier.

Moments difficiles

Néanmoins, les budgets provinciaux ont inscrit un déficit de 500 millions, au cours de l'année fiscale 2002, terminée le 31 mars, après avoir enregistré un surplus collectif de près de 12 milliards, lors de l'exercice précédent.

D'autres moments difficiles attendent le fédéral et les provinces, a indiqué Mme Webb. «Les deux premiers mois de l'année fiscale 2003 ont certainement montré que la situation financière d'Ottawa s'était dégradée de façon substantielle, de sorte qu'Ottawa n'a plus autant de marge de manoeuvre», a-t-elle affirmé.

Le produit intérieur brut (PIB) du Canada n'a enregistré aucun gain, en mai, à la suite de sept hausses mensuelles consécutives.

La Banque Scotia prévoit un surplus fédéral de cinq milliards pour 2003, ce chiffre dépendant toutefois d'une série d'annonces devant être faites l'an prochain, notamment en ce qui a trait à la renégociation de l'entente entre Ottawa et les provinces sur la

péréquation.

À titre de comparaison, l'excédent enregistré par Ottawa a été de 17 milliards, lors de l'année fiscale 2001. Les données de 2002 doivent être rendues publiques cet automne.

Le gouvernement fédéral a déjà prévenu les Canadiens qu'ils ne devaient pas s'attendre à un important excédent.