10 formations professionnelles d’avenir

Leïla Jolin-Dahel
Collaboration spéciale
Parmi les métiers les plus sollicités au Québec, on retrouve les mécaniciens d’ascenseur.
Getty Images iStockphoto Parmi les métiers les plus sollicités au Québec, on retrouve les mécaniciens d’ascenseur.

Ce texte fait partie du cahier spécial Métiers, professions et carrières

Alors que le Québec continue de faire face à une pénurie de main-d’oeuvre, quelles formations s’avèrent les plus prometteuses ? Le directeur général adjoint du Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys, Paul St-Onge, fait un survol des métiers d’avenir.

1. Infirmier auxiliaire

Le programme de santé, assistance et soins infirmiers vise à répondre à la demande élevée au Québec, explique-t-il. Les infirmiers auxiliaires veillent sur les patients en contrôlant notamment leurs signes vitaux et leur alimentation, tout en leur administrant leur médication et en changeant leurs pansements.

La profession reste recherchée partout dans la province, souligne M. St-Onge. « Le gouvernement l’a priorisée et a même donné des bourses dédiées pour attirer un plus grand nombre d’élèves », dit-il.

2. Préposé aux bénéficiaires

 

Il faut avoir réussi sa 3e secondaire pour pouvoir entamer des études en Assistance à la personne en établissement et à domicile. Les diplômés donnent ensuite des soins d’hygiène aux patients, chez ces derniers, à l’hôpital ou dans une résidence de soins de longue durée.

Selon M. St-Onge, la crise sanitairea mis en lumière l’importance du travail des préposés aux bénéficiaires. « Ils ont bonifié les salaires, il y a un régime de retraite », énumère-t-il.

3. Électricien

 

Ce DEP permet aux étudiants d’installer, de réparer et de modifier l’équipement électrique, autant dans les résidences, les commerces et les entreprises que sur les chantiers. « Les salaires sont excellents », souligne M. St-Onge. En moyenne, un électricien touche 30,80 $ l’heure.

Il précise qu’en raison du parc immobilier nécessitant de l’entretien, notamment en milieu scolaire, le métier connaît une forte demande.

4. Plombier et tuyauteur

 

Avec un salaire moyen de 28,45 $ l’heure, les plombiers installent et entretiennent la tuyauterie dans les résidences et les commerces. Selon M. St-Onge, le métier sera très recherché au cours des prochaines années, notamment en raison de l’installation de systèmes de chauffage électriques pour remplacer ceux fonctionnant aux énergies fossiles.

5. Frigoriste

 

Les diplômés du programme de réfrigération installent, entretiennent et réparent les systèmes de réfrigération et de climatisation.

Avec un salaire moyen de 33,40 $ l’heure, ces mécaniciens sont très peu à oeuvrer au Québec. « Il y a peude gens formés et les besoins sont extrêmes », explique M. St-Onge. « Ça coûte cher, former des frigoristes. Ça prend des équipements de pointe », dit-il.

6. Agent de soutien informatique

 

Configurer, installer et mettre à jour les systèmes d’exploitation et les logiciels des ordinateurs, c’est le quotidien des agents en soutien informatique.

« Il y a des besoins partout », résume M. St-Onge. Il cite en exemple la quarantaine d’employés dans le domaine pour le CSS Marguerite-Bourgeoys.

7. Mécanicien d’ascenseur

« Il y a une rareté de main-d’oeuvre incroyable », s’exclame M. St-Onge. Un seul établissement public au Québec, l’École des métiers du Sud-Ouest-de-Montréal, offre la formation pour ce DEP. Ce diplôme permettra aux étudiants d’installer et d’entretenir des ascenseurs, mais aussi des escaliers mécaniques, des monte-charges ainsi que des trottoirs roulants.

8. Dessin en bâtiment

 

Les tâches consistent à dessiner des plans de résidences et de structures à partir d’un cahier de charge ou de croquis d’un architecte.

« Certains peuvent ensuite continuer leurs études et devenir architecte », avance M. St-Onge au sujet de ce métier qui sera « toujours populaire et recherché ».

9. Chauffeur

 

Trois diplômes — conduite d’autobus, conduite d’engins de chantier et conduite de grue — forment les étudiants à des métiers tous très recherchés par les employeurs, selon M. St-Onge.

La première formation est une attestation d’études professionnelles (AEP) et permet de conduire les autobus des services de transports en commun ou les autobus d’écoliers. Certaines régions ont d’ailleurs connu une pénurie de chauffeurs lors de la rentrée.

La deuxième est destinée à former des opérateurs de machinerie lourde qui sert à la réparation des routes. Finalement, les grutiers manoeuvrent des grues et des pelles mécaniques. « Il va y avoir des besoins parce que toutes nos infrastructures sont à refaire et à entretenir », explique M. St-Onge.

10. Mineur

 

Le DEP en extraction de minerais est offert dans les régions de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec. « Les gens qui vont travailler dans les mines, ils gagnent des salaires au-dessus de 100 000 $ par année, surtout quand le minerai vaut cher », avance M. St-Onge.

Selon lui, les mineurs auront plusieurs possibilités d’emploi étant donné l’exploration actuelle pour trouver des terres rares dans la province et la présence de minerais. « On en a dans le sous-sol canadien et québécois et on veut les extraire », affirme-t-il.

Ce contenu spécial a été produit par l’équipe des publications spéciales du Devoir, relevant du marketing. La rédaction du Devoir n’y a pas pris part. 

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