Ralentissement des mises en chantier en août

La tendance annuelle des mises en chantier dans les centres urbains a diminué de 3 % en août.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir La tendance annuelle des mises en chantier dans les centres urbains a diminué de 3 % en août.

La cadence annuelle des mises en chantier d’habitations a ralenti en août par rapport à celle du mois de juillet, a indiqué vendredi la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

Le nombre mensuel désaisonnalisé annualisé de mises en chantier d’habitations s’est établi à 267 443 unités en août, ce qui représentait une baisse de 3 % par rapport aux 275 158 unités du mois précédent, a précisé l’agence fédérale du logement.

La tendance annuelle des mises en chantier dans les centres urbains a diminué de 3 % en août, à 246 771, tandis que celle des logements collectifs a reculé de 4 %, à 187 602. Les mises en chantier de maisons individuelles dans les centres urbains se sont chiffrées à 59 169, enregistrant une hausse de 1 %. Entre-temps, le nombre désaisonnalisé et annualisé de mises en chantier d’habitations dans les régions rurales a été estimé à 20 672.

La moyenne mobile de six mois du nombre mensuel désaisonnalisé et annualisé de mises en chantier d’habitations s’est établie à 267 309 en août, en hausse par rapport à celle de 264 467 du mois de juillet, a indiqué la SCHL.

« Comme le suggèrent les données des mois précédents sur les permis de construction, les activités de construction s’en tirent particulièrement bien malgré un ralentissement historique du marché de la revente de propriétés au Canada. Les mises en chantier montrent néanmoins des signes d’affaiblissement. Nous sommes d’avis que ce n’est là que le début d’un ralentissement dans le secteur de la construction résidentielle , souligne Marc Désormeaux, économiste principal au Mouvement Desjardins.  La construction accuse généralement un retard sur les achats. Il semble donc inévitable qu’elle se refroidisse, compte tenu de la baisse marquée et généralisée des ventes et des prix des propriétés existantes au Canada survenue au cours des derniers mois. »

L’économiste ajoute qu’elle s’attend à de plus grandes répercussions des effets de la correction du marché de l’habitation sur le secteur de la construction. « Ces forces prendront même plus de vigueur lorsque la Banque du Canada augmentera de nouveau ses taux en octobre. Nous sommes d’avis que cette situation risque de plonger l’économie canadienne en récession au cours du premier semestre de 2023. »

Avec Le Devoir

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