L’inflation dans les épiceries pourrait avoir touché son sommet, croit Sobeys

Maintenant que Sobeys voit les coûts des fournisseurs se stabiliser, les acheteurs pourraient bientôt être soulagés des hausses de prix incessantes à l’épicerie.  
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Maintenant que Sobeys voit les coûts des fournisseurs se stabiliser, les acheteurs pourraient bientôt être soulagés des hausses de prix incessantes à l’épicerie.  

L’inflation pourrait avoir atteint son sommet dans les épiceries canadiennes, alors que les hausses de prix des fabricants de produits alimentaires se stabilisent, a observé jeudi le grand patron d’Empire Company.

« Bien qu’il soit trop tôt pour affirmer avec certitude que l’inflation a atteint un sommet, nous constatons des signes encourageants, notamment le fait que le nombre et le taux d’augmentation des coûts de nos fournisseurs diminuent », a expliqué Michael Medline, président et chef de la direction de Sobeys et de sa société mère, Empire, lors d’une conférence téléphonique avec des analystes.

« Nous avons commencé à devenir un peu plus confiants à ce sujet il y a environ trois ou quatre semaines. »

En juillet, le président du conseil et président des Compagnies Loblaw, Galen G. Weston, avait affirmé qu’il y avait des signes précurseurs d’un ralentissement de l’inflation à mesure que les coûts des produits de base et du transport s’amélioraient.

Mais il avait ajouté que les coûts des fournisseurs restaient élevés, exerçant une pression soutenue sur les prix de détail.

 

Cependant, maintenant que Sobeys voit les coûts des fournisseurs se stabiliser, les acheteurs pourraient bientôt être soulagés des hausses de prix incessantes à l’épicerie.

Malgré tout, l’inflation devrait continuer à façonner les habitudes d’achat des consommateurs, qui cherchent à économiser de l’argent.

Empire voit certains acheteurs se tourner vers des épiceries à bas prix, a noté M. Medline. « FreshCo fonctionne très bien et affiche les meilleurs résultats de son histoire », a-t-il souligné.

Les magasins à service complet du détaillant en alimentation fonctionnent également bien, car les marques maison et les promotions de la société attirent des clients à la recherche de valeur, a indiqué M. Medline.

« Notre portefeuille de marques maisons (fonctionne très bien) et offre une valeur immense aux clients », a-t-il poursuivi, ajoutant que les ventes des marques maison de l’épicier, comme Compliments, avaient augmenté de 9,5 % d’une année à l’autre au cours du plus récent trimestre.

Empire a affiché jeudi un bénéfice de 187,5 millions de dollars au premier trimestre, ses ventes ayant augmenté de 4,1 % par rapport à il y a un an.

Son bénéfice par action s’est élevé à 71 cents par action pour le trimestre terminé le 6 août. Ce résultat se compare à un bénéfice de 188,5 millions de dollars, ou 70 cents par action, il y a un an, alors qu’un plus grand nombre d’actions étaient en circulation.

Les ventes ont totalisé 7,94 milliards de dollars, contre 7,63 milliards de dollars au même trimestre l’an dernier.

Empire a attribué la croissance des revenus à l’augmentation des ventes de carburant, à la hausse de l’inflation des aliments et aux avantages de récentes initiatives, y compris l’expansion de son enseigne FreshCo dans l’Ouest canadien. Ces éléments ont été partiellement contrebalancés par l’impact des restrictions pandémiques en place pendant une partie du premier trimestre de l’année précédente.

Les ventes des magasins ouverts depuis au moins un an ont augmenté de 3,3 % au plus récent trimestre. En excluant les ventes de carburant, cette augmentation se chiffrait à 0,4 %.

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