Une première commande de bus électriques pour la longueuilloise Letenda

«D’ici 2025, au Canada et aux États-Unis, on parle d’un marché potentiel de 1000 autobus de 30 pieds», souligne Nicolas Letendre, p.-d.g. de Letenda.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir «D’ici 2025, au Canada et aux États-Unis, on parle d’un marché potentiel de 1000 autobus de 30 pieds», souligne Nicolas Letendre, p.-d.g. de Letenda.

Letenda, une entreprise québécoise de fabrication de bus électriques, a reçu une commande de quatre autobus électriques de la part de l’État du Vermont. L’annonce du contrat, dont la valeur n’a pas été dévoilée, a été faite mercredi en présence du gouverneur de l’État, Phil Scott, lors d’une conférence organisée par le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM).

Il s’agit de la toute première commande pour la jeune pousse de Longueuil, qui a vu le jour en 2016. Letenda a décroché un contrat de la Vermont Agency of Transportation pour quatre autobus du modèle Electrip, un véhicule 100 % électrique de 30 pieds — environ 9 mètres — et d’une autonomie d’environ 250 kilomètres. Contrairement à Lion électrique, qui produit des autobus scolaires et des véhicules commerciaux, Letenda se spécialise quant à elle dans les autobus urbains destinés au transport collectif ainsi que dans les navettes, par exemple aéroportuaires ou universitaires.

Il y a un grand potentiel pour ce segment d’autobus, estime Nicolas Letendre, p.-d.g. de Letenda. « D’ici 2025, au Canada et aux États-Unis, on parle d’un marché potentiel de 1000 autobus de 30 pieds », souligne-t-il.

Les quatre autobus de Letenda, qui seront livrés à Green Mountain Transit (GMT) et à Marble Valley Regional Transit District (MVRTD) d’ici 2024, seront en service dans les villes de Burlington et de Rutland. Ils s’ajouteront à une flotte de 22 autobus électriques déjà en circulation ou en cours d’approvisionnement dans l’État du Vermont.

Assemblage aux États-Unis

 

Pour respecter les dispositions du Buy American Act, les autobus de Letenda qui seront livrés au Vermont devront être assemblés aux États-Unis. Ils ne seront toutefois « pas nécessairement construits au Vermont », précise M. Letendre, qui ajoute que le site où se trouvera l’usine de production n’a pas encore été déterminé, mais que l’entreprise est en discussion avec quelques États à ce sujet.

Mais Letenda espère aussi bientôt recevoir des commandes ici, au Québec. « On est très avancés avec des sociétés de transport au Québec et des clients dans le secteur des navettes d’entreprises », souligne le p.-d.g. de Letenda. Et pour approvisionner le marché québécois et canadien, la compagnie compte ouvrir une autre usine que celle des États-Unis, « un site manufacturier » qui sera situé au Saguenay.

En juin dernier, Letenda a annoncé qu’Investissement Québec était devenu actionnaire de la compagnie, sans pour autant dévoiler le montant investi par le bras financier du gouvernement du Québec. En plus de la participation de ce partenaire institutionnel, l’entreprise compte également sur des investisseurs privés pour lever du financement.

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