L’essence coûte moins cher au Canada à l’arrivée du congé de la fête du Travail

La dernière semaine de février, juste avant que les effets de l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 25 février ne commencent à se faire sentir à la pompe à essence, a été la dernière fois où les Canadiens ont vu le prix moyen de l’essence avoisiner les 1,60 $.
Getty Images iStockphoto La dernière semaine de février, juste avant que les effets de l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 25 février ne commencent à se faire sentir à la pompe à essence, a été la dernière fois où les Canadiens ont vu le prix moyen de l’essence avoisiner les 1,60 $.

La dernière longue fin de semaine de l’été sera également la moins chère pour les automobilistes canadiens, les prix de l’essence à l’approche du congé de la fête du Travail étant les plus bas depuis la fin du mois de février dernier.

Jeudi, le prix de détail national moyen de l’essence ordinaire, selon Ressources naturelles Canada, était de 1,61 $ le litre. La dernière semaine de février, juste avant que les effets de l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 25 février ne commencent à se faire sentir à la pompe à essence, a été la dernière fois où les Canadiens ont vu le prix moyen de l’essence avoisiner les 1,60 $.

Les prix de l’essence ont augmenté régulièrement par la suite, atteignant un sommet de 2,15 $ le litre au début de juin. Il en coûtait aux conducteurs plus de 2 $ le litre, en moyenne, pour faire le plein avant la longue fin de semaine de la fête du Canada.

Mais les prix baissent régulièrement depuis le mois dernier, en partie à cause de la baisse du prix du pétrole brut et aussi à cause de la baisse des marges de raffinage aux États-Unis. Vendredi, le contrat brut américain d’octobre se négociait à 86,61 $ US le baril, son plus bas niveau depuis fin janvier.

Un observateur canadien des prix de l’énergie, Vijay Muralidharan, directeur général de R Cube Consulting, croit que la montée en flèche de l’inflation aux États-Unis, qui est le plus grand marché mondial de l’essence, a contraint certains automobilistes à réduire leur consommation. Et puisqu’il y a risque de récession mondiale, les négociants en pétrole deviennent nerveux.

« La guerre en Ukraine a ajouté une prime de 15 cents le litre aux prix de l’essence, à son apogée », selon Vijay Muralidharan. « Maintenant, cette prime se dissipe quelque peu. Non pas parce que la guerre se termine, mais à cause des craintes de la demande. Il y a beaucoup de pessimisme sur les marchés pétroliers en ce moment », ajoute-t-il.

M. Muralidharan pense que les prix pourraient être maintenus au niveau actuel, mais si les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) décidaient de modifier la production de pétrole brut en réponse à la baisse des prix, cela ferait à nouveau grimper le coût de l’essence.

Bien que les prix de l’essence aient diminué partout au Canada, le coût du carburant varie considérablement d’une région à l’autre en raison de facteurs tels que les frais de transport et les taxes locales.

Selon le site Web de suivi des prix du carburant GasBuddy, la Colombie-Britannique vend l’essence la plus chère avant le week-end de la fête du Travail, à une moyenne de 1,85 $ cent le litre. La moins chère se trouve en Alberta, où la moyenne se situe actuellement à 1,40 $ le litre.



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