Les cuves de gaz remplies plus vite que prévu

Depuis le début de la guerre en Ukraine, les flux de gaz sont tombés à 20% de la capacité du principal gazoduc, Nord Stream, en Allemagne. 
Photo: Markus Schreiber Associated Press Depuis le début de la guerre en Ukraine, les flux de gaz sont tombés à 20% de la capacité du principal gazoduc, Nord Stream, en Allemagne. 

Les réserves de gaz se remplissent « plus vite que prévu » en Allemagne, malgré les baisses importantes des livraisons russes, s’est félicité dimanche le gouvernement, qui s’attend à remplir son objectif d’octobre dès septembre.

« Malgré les circonstances difficiles […], les réservoirs se remplissent plus vite que prévu », a déclaré le ministre de l’Économie et du Climat Robert Habeck, dans un communiqué.

L’objectif de stockage fixé par le gouvernement pour octobre, à 85 %, « devrait être atteint dès le début du mois de septembre », a détaillé son ministère. Les réserves de gaz se situent actuellement à 82 % de leur capacité, a-t-il ajouté.

Mi-août, encore, l’Agence des réseaux, le régulateur de l’énergie, se montrait sceptique sur la capacité du pays à atteindre ces objectifs.

Mais « les mesures de précaution » — notamment d’économies d’énergie — prises par Berlin ces dernières semaines et « l’achat massif de gaz » auprès d’autres fournisseurs ont permis des « avancées significatives », selon le gouvernement.

L’Allemagne est fortement dépendante du gaz russe et a vu ses livraisons chuter fortement depuis le début de la guerre en Ukraine. Les flux de gaz sont tombés à 20 % de la capacité du principal gazoduc, Nord Stream, l’Union européenne accusant Moscou d’utiliser l’énergie comme une « arme » dans le conflit.

82 %

C’est le pourcentage des réserves de gaz actuelles.

Face aux risques de pénurie, Berlin a fixé en juillet une série d’objectifs pour que les stocks de gaz atteignent 95 % d’ici le 1er novembre, avant le début de l’hiver.

Pour ce faire, le gouvernement a adopté une série de mesures d’économie de la ressource, entre recours accru au charbon, diminution de la consommation des bâtiments publics et incitations aux entreprises.

Berlin a également débloqué une enveloppe exceptionnelle de 1,5 milliard d’euros pour acheter du gaz naturel liquéfié (GNL) afin d’assurer son approvisionnement, auprès du Qatar et des États-Unis, notamment. Une stratégie gagnante : « nous parvenons à remplacer une très grande partie du gaz russe », a déclaré M. Habeck.

À moyen terme, cinq projets de terminaux GNL sont prévus pour que le pays importe directement la ressource depuis la mer. Le premier devrait être opérationnel dès cet hiver dans le port de Wilhelmshaven, sur la mer du Nord.

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