Recul des profits banques Nationale et Royale

La Banque Nationale a comptabilisé un résultat net de 826 millions au troisième trimestre de l’exercice en cours comparativement à 839 millions un an plus tôt.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir La Banque Nationale a comptabilisé un résultat net de 826 millions au troisième trimestre de l’exercice en cours comparativement à 839 millions un an plus tôt.

Les banques Nationale et Royale ont déclaré des profits en baisse pour le troisième trimestre.

La Banque Nationale a comptabilisé un résultat net de 826 millions au troisième trimestre de l’exercice en cours comparativement à 839 millions un an plus tôt. La baisse a été de 2 %. Le résultat dilué par action passe de 2,36 $ à 2,35 $. Le résultat avant dotations aux pertes de crédit et charge d’impôts a pour sa part augmenté, de 1,04 milliard à 1,11 milliard.

Le président et chef de la direction, Laurent Ferreira, croit que les résultats du troisième trimestre demeurent excellents. Il les attribue à la forte croissance de chacun des secteurs d’exploitation. Il affirme que la banque est dans une position solide, avec des niveaux élevés de fonds propres et des provisions pour pertes de crédit substantielles.

La Banque Royale a également annoncé une baisse de ses bénéfices. Elle a connu un net recul de l’activité sur les marchés des capitaux et a pris des provisions pour d’éventuels défauts de paiement en raison d’une détérioration de ses perspectives économiques.

La banque a réalisé un bénéfice net de 3,6 milliards pour le trimestre clos le 31 juillet, contre 4,3 milliards un an plus tôt. Sur une base ajustée, il se chiffre à 2,55 $ par action contre 3 $ un an plus tôt.

Le directeur général, Dave McKay, a souligné l’environnement macroéconomique incertain, y compris l’inflation, les contraintes de la chaîne d’approvisionnement, les tensions géopolitiques, les marchés du travail tendus et les sécheresses liées aux changements climatiques comme certains des facteurs ayant contribué au recul des bénéfices. « Nos entreprises sensibles au marché ont enregistré une série de résultats difficiles, dans le contexte de l’un des environnements les plus difficiles pour les marchés financiers, a-t-il expliqué lors d’un appel aux analystes.

Croissance des prêts

 

Le bénéfice a été touché par des provisions pour pertes de crédit totalisant 340 millions de dollars pour le trimestre, comparativement à une reprise de 540 millions au même trimestre l’an dernier. M. McKay a indiqué que les provisions étaient prudentes compte tenu de l’éventail des résultats potentiels à venir, y compris la probabilité d’une récession en Amérique du Nord, tandis que la hausse des taux des banques centrales pousse l’économie encore plus près de la fin d’un cycle.

M. McKay ne s’attendait à ce que la croissance des prêts hypothécaires ralentisse au cours des prochains trimestres compte tenu de la baisse de l’activité et des prix du logement. Il a ajouté qu’étant donné les défis économiques, il y aura probablement moins de personnes admissibles pour des prêts à venir.

L’agent principal de gestion des risques, Graeme Hepworth, a précisé que la hausse des taux et la baisse des prix des maisons augmentaient les risques du portefeuille hypothécaire de la banque, mais que les emprunteurs les plus endettés, qui ont contracté des hypothèques sur le marché du logement capiteux de la pandémie, ne renouvellent pas avant 2025.

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