Revenus supérieurs aux attentes pour Amazon, malgré l’inflation

L’action du géant du commerce en ligne bondissait de plus de 10% lors des échanges électroniques.
Photo: Sean Kilpatrick La Presse canadienne L’action du géant du commerce en ligne bondissait de plus de 10% lors des échanges électroniques.

Amazon a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 121 milliards $US au deuxième trimestre, en hausse de 7 %, malgré une comparaison défavorable avec l’année dernière et un contexte économique difficile.

L’action du géant du commerce en ligne bondissait de plus de 10 % lors des échanges électroniques suivant la clôture de la Bourse, après de nombreuses performances décevantes des autres entreprises technologiques. Le groupe américain a cependant enregistré une perte nette de 2 milliards $US à cause d’une perte sur investissement de 3,9 milliards dans le constructeur d’automobiles électriques Rivian.

« Malgré l’inflation qui fait monter le prix du carburant, de l’énergie et des transports, nous faisons des progrès sur les coûts plus contrôlables […], notamment en améliorant la productivité de notre réseau de centres de tri et de logistique », a indiqué Andy Jassy, le patron d’Amazon, cité dans un communiqué.

Amazon n’a pas déçu non plus du côté du cloud (informatique à distance) : son service AWS, leader mondial de ce marché, a engrangé des recettes de 19,55 milliards, un résultat supérieur aux attentes des analystes.

Mais pour le trimestre en cours, le géant du commerce en ligne s’attend à un bénéfice d’exploitation compris entre 0 et 3,5 milliards de dollars, au lieu des 4,9 milliards de l’an passé à la même période. La société de Seattle subit « la réduction des dépenses des consommateurs et la hausse des coûts », explique Andrew Lipsman, analyste du cabinet Insider Intelligence.

À ce phénomène s’ajoutent de nombreuses contraintes macroéconomiques, à commencer par les difficultés dans la chaîne d’approvisionnement et l’inflation.

En soirée lundi, la chaîne américaine de supermarchés Walmart donnait le ton en annonçant une nette révision à la baisse de ses prévisions de profits trimestriels et annuels, ses clients dépensant plus pour l’alimentation et l’essence et moins pour les autres marchandises, aux marges généralement plus élevées. Le groupe doit par conséquent offrir des réductions sur les produits autres que l’alimentation et l’essence pour pouvoir écouler ses stocks. Les rabais concernent particulièrement les vêtements.

Walmart a dit s’attendre à ce que son profit d’exploitation recule de 13 % à 14 % au deuxième trimestre de son exercice comptable se terminant fin juillet, là où il prévoyait auparavant une stagnation, voire une légère augmentation. Et la chaîne de supermarchés prévoit pour l’année un bénéfice d’exploitation en baisse de 11 % à 13 %, soit bien plus que le repli de 1 % attendu auparavant.

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