Une grosse semaine en vue pour Wall Street

La semaine est une des plus chargées en matière de résultats de sociétés. Au total, quelque 175 entreprises du S&P 500 vont publier leurs comptes trimestriels cette semaine.
Photo: Seth Wenig Associated Press La semaine est une des plus chargées en matière de résultats de sociétés. Au total, quelque 175 entreprises du S&P 500 vont publier leurs comptes trimestriels cette semaine.

La Bourse de New York a conclu sans direction une séance hésitante lundi, à la veille d’importants résultats trimestriels, qui pourraient donner le ton au marché.

Selon des résultats définitifs, l’indice Dow Jones a grappillé 0,3 % à 31 990,04 points et le S&P 500 a pris 0,1 % à 3966,84 points. Le Nasdaq, à dominante technologique, a lâché 0,4 % à 11 782,67 points.

« Le marché a perdu ses gains de début de séance, et c’est surtout le Nasdaq qui a pesé sur l’ensemble du marché », a indiqué Peter Cardillo de Spartan Capital. « La raison en est que les investisseurs se montrent prudents avant les résultats des grands noms de la technologie », a-t-il ajouté.

À Toronto, la hausse des actions du secteur de l’énergie a permis à l’indice phare d’avancer de 121,56 points pour terminer la séance à 19 104,48.

La semaine est une des plus chargées en matière de résultats de sociétés, et les chiffres des corporations Alphabet (Google) et Microsoft sont attendus mardi après la clôture.

 

Dans le sillage de ces attentes, tous les grands noms du secteur ont terminé la séance dans le rouge, de Facebook (Meta, -1,6 %) à Amazon (-1,1 %), en passant par Twitter (-1,5 %) et Netflix (-0,9 %).

Au total, quelque 175 entreprises du S&P 500 vont publier leurs comptes trimestriels cette semaine, « parmi lesquelles les plus importantes au monde ». De quoi rendre les investisseurs anxieux, ont souligné les analystes de Wells Fargo.

La Fed dans le viseur

 

Outre les résultats de sociétés, les marchés auront les yeux braqués sur la réunion monétaire de la Réserve fédérale (Fed), qui commence mardi. La banque centrale américaine devrait annoncer mercredi une nouvelle hausse de 0,75 point de pourcentage dans le but de juguler l’inflation, selon la majorité des opérateurs.

« Cette hausse de 75 points de base est déjà prise en compte par les marchés », notait Peter Cardillo, mais selon lui, « ce sont les résultats d’entreprises qui vont donner le ton à la Bourse pour le reste de l’été ».

Les investisseurs vont aussi guetter des indicateurs cruciaux de l’économie américaine, à commencer par la première estimation du PIB au deuxième trimestre attendue jeudi. La première économie mondiale était déjà en contraction au premier trimestre (-1,6 %). Techniquement, une économie est considérée comme étant en récession après deux trimestres consécutifs de croissance négative.

Pas de récession, dit Biden

 

Le président américain, Joe Biden, a néanmoins assuré lundi soir que le pays ne connaîtrait pas de récession. Sa secrétaire au Trésor, Janet Yellen, avait aussi certifié dimanche que, si l’économie américaine ralentissait, les données économiques n’annonçaient pas de récession. « Une récession est une contraction généralisée qui affecte de nombreux secteurs de l’économie. Nous n’avons tout simplement pas ça », avait-elle déclaré.

L’affirmation de Joe Biden survient même si les chiffres de la croissance qui seront publiés dans la semaine pourraient montrer que l’économie s’est contractée pour un deuxième trimestre de suite. « Je pense que nous ne connaîtrons pas de récession », a-t-il déclaré à des journalistes. Citant les bons chiffres de l’emploi, le président américain a dit espérer un atterrissage en douceur, où le pays « passerait de cette croissance rapide à une croissance stable ».

Janet Yellen s’était elle aussi montrée optimiste sur le fait que les États-Unis réussiront à éviter une récession dans les mois à venir en raison de la bonne santé du marché de l’emploi et de la consommation. Un ralentissement économique paraît inéluctable, mais une récession « n’est tout simplement pas compatible avec le type de marché du travail que nous voyons », avait-elle affirmé le 19 juillet.

La croissance du produit intérieur brut (PIB) américain au deuxième trimestre sera publiée le 28 juillet. L’inflation pour juin mesurée par l’indice PCE, le baromètre préféré de la Fed, est aussi attendue vendredi.

Avec Le Devoir

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