Quel effet aura l’électrification des transports sur le marché de l’emploi?

Le rapport propose le déploiement partout au Québec de la formation menant à une attestation d’études professionnelles en mécanique de véhicules électriques.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le rapport propose le déploiement partout au Québec de la formation menant à une attestation d’études professionnelles en mécanique de véhicules électriques.

Si les métiers susceptibles de se développer grâce à l’électrification des transports sont bien définis, il en va autrement de ceux dont l’avenir pourrait être compromis par ce phénomène.

Un rapport préparé pour la Commission des partenaires du marché du travail publié plus tôt cette semaine relève en effet qu’on manque de données sur les emplois qui seront touchés par l’électrification des transports, alors que cette question est importante si l’on veut bien accompagner la main-d’oeuvre dans la transition.

Parmi les pistes d’action suggérées, le rapport propose le déploiement partout au Québec de la formation menant à une attestation d’études professionnelles en mécanique de véhicules électriques. On y propose aussi l’instauration de stages en entreprise pour faire connaître l’industrie des transports électriques aux étudiants. On y suggère également que les entreprises se voient offrir des outils pour la transition verte de leur main-d’oeuvre — des ateliers, des formations en ligne, des guides et des outils d’autodiagnostic des compétences, par exemple.

De la théorie à la pratique

D’autres pistes d’action s’adressent à ceux qui ont une formation collégiale ou universitaire. Ainsi, on propose l’élaboration de formations à l’intention des technologues, des techniciens et des ingénieurs qui travaillent dans l’industrie des transports, « qui enseigneraient des notions complémentaires à leur profession, afin de les rendre plus qualifiés dans les domaines de l’électricité, de l’électronique, de la mécanique et de l’informatique ».

D’autres concernent davantage le milieu de l’enseignement, comme la création de formations pour le personnel enseignant aux niveaux secondaire, collégial et universitaire qui lui donneraient une connaissance pratique et théorique des enjeux relatifs à l’électrification des transports.

« À première vue, il semblerait que l’électrification des transports ne conduise pas à une dynamique destruction-création d’emplois [importante], mais plutôt à une tendance à la requalification et au rehaussement des compétences de la main-d’oeuvre qui évolue déjà dans les secteurs touchés par ce phénomène (transports et industrie, principalement) », écrit-on dans le rapport.

« Toutefois, cette affirmation ne tient pas compte de la disponibilité limitée des ressources nécessaires à la transition verte, un paramètre qui pourrait pourtant considérablement influer sur l’emploi, en raison de la reconfiguration profonde qu’il pourrait imposer à nos activités économiques », conclut-on.

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