CAE convertira sa flotte d’entraînement à l’électrique

L’entreprise prévoit de convertir les deux tiers de sa flotte de 200 avions d’entraînement Piper et de développer un programme de formation pour les avions électriques.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne L’entreprise prévoit de convertir les deux tiers de sa flotte de 200 avions d’entraînement Piper et de développer un programme de formation pour les avions électriques.

Le spécialiste montréalais de la formation des pilotes et des simulateurs CAE veut former les futurs pilotes dans des avions électriques.

L’entreprise prévoit de convertir les deux tiers de sa flotte de 200 avions d’entraînement Piper et de développer un programme de formation pour les avions électriques. CAE a dévoilé ce partenariat avec Piper Aircraft mardi, dans le cadre du Salon aéronautique de Farnborough, au Royaume-Uni.

« On va être le premier opérateur », explique en entrevue la cheffe de la direction du développement durable chez CAE, Hélène Gagnon. « Ça veut dire qu’il faut qu’on développe tout le curriculum [qui répond à la question] “comment on fait l’entraînement sur un avion électrique ?”. »

Mme Gagnon n’était pas en mesure de dire à quel moment CAE pourrait attendre sa cible de conversion des deux tiers de ses appareils Piper. Elle explique qu’il est difficile de fournir un échéancier précis avec le développement du nouveau programme et les étapes réglementaires à franchir. « Ce sera d’ici quelques années, précise-t-elle. Est-ce que ce sera un an, trois ans, cinq ans ? On est dans cette fourchette-là. Ce n’est pas dans énormément de temps. On commence maintenant ; on va voir une différence assez rapidement. »

Le développement de la formation au Québec, en collaboration avec l’École nationale de l’aéronautique, constitue un premier pas qui pourrait mener vers une électrification de la flotte des 28 000 appareils d’entraînement de Piper, ajoute Mme Gagnon. « On pense qu’il va y avoir un intérêt pour beaucoup d’autres académies de pilotage qui utilisent des avions Piper », dit-elle.

En plus de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, le passage à l’électrique permettra de réduire la pollution sonore aux alentours des écoles, souligne-t-elle. « Quand tu as un avion électrique, c’est un peu comme une auto électrique : tu ne l’entends pas. Ça va faire un gros changement. »

Aéronautique et environnement

 

L’annonce survient à un moment où les discussions sur la carboneutralité et la réduction des émissions de gaz à effet de serre monopolisent les échanges des grands acteurs de l’industrie réunis au Salon aéronautique de Farnborough.

La canicule record qui sévit au même moment au Royaume-Uni, où le mercure avoisine les 40 degrés Celsius, ajoute une dimension symbolique à l’événement.

Présent à Farnborough, le ministre fédéral de l’Industrie, François-Philippe Champagne, a dit à La Presse canadienne lundi qu’il comptait faire du développement des technologies vertes un élément central de la promotion de l’industrie aérospatiale canadienne.

« Prochainement, on va être capables de faire de l’aluminium vert, de l’acier vert, énumérait-il. On est en train de développer des technologies qui vont nous permettre de développer de nouveaux matériaux plus légers. De plus, on est en train de développer différentes options dans les biocarburants, voire l’hydrogène. »

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