Entente de principe entre Québec et les ingénieurs de l’État

La troisième grève des ingénieurs à l’emploi du gouvernement a pris fin sur l’heure du midi mardi.
Jacques Nadeau Archives Le Devoir La troisième grève des ingénieurs à l’emploi du gouvernement a pris fin sur l’heure du midi mardi.

Québec vient finalement de conclure une entente de principe avec le syndicat qui représente les 1800 ingénieurs à l’emploi du gouvernement, ce qui a mis fin à leur grève.

Le président de l’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ), Marc-André Martin, a confirmé l’information, en entrevue avec La Presse canadienne mardi. Les deux ministres concernés, Sonia LeBel, au Conseil du trésor, et François Bonnardel, aux Transports, se sont réjouis de ce dénouement.

La troisième grève que l’APIGQ avait amorcée a donc pris fin sur l’heure du midi mardi.

Auparavant, ces ingénieurs avaient débrayé une première fois à compter du 22 avril, une deuxième fois à compter du 1er juin, puis une troisième fois à compter du 21 juin. Entre chaque grève, les parties avaient repris les discussions, sans parvenir à s’entendre.

Cette fois, les négociations ont repris à la fin de la semaine dernière, puis elles se sont poursuivies à compter de lundi midi, jusqu’à la nuit de lundi à mardi. Et cette fois a été la bonne.

« C’est une entente globale, au complet, tout ce qui est normatif et salarial », a souligné M. Martin. Il n’a pas voulu donner davantage de détails, puisque ses membres n’ont pas eux-mêmes été informés du contenu de l’entente de principe.

Les membres seront appelés à se prononcer à l’occasion d’une assemblée virtuelle, jeudi.

La rémunération, en lien avec la classification de ces ingénieurs, était au coeur du litige. Québec voulait créer une classification d’ingénieur senior, mais les parties ne s’entendaient pas à savoir comment la définir, selon quels paramètres, et qui pourraient s’en prévaloir.

Les négociations ont été laborieuses. Le 21 juin, la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, avait souligné que Québec en était à sa 10e offre au syndicat des ingénieurs.

M. Martin s’en dit somme toute satisfait. « Une bonne négociation se solde lorsque chacune des parties pense qu’elle a laissé tomber un gros morceau », lance-t-il.

Importance reconnue, dit Québec

 

« Un travail important a été réalisé par les deux parties dans les dernières semaines afin d’en arriver à cette entente de principe et je tiens à les remercier. Je tiens également à souligner l’importance du travail des ingénieurs du gouvernement qui nous permettent de réaliser divers projets d’infrastructures pour les Québécois », a commenté la ministre LeBel, par voie de communiqué.

« Je suis convaincu que cette entente sera bénéfique pour les ingénieurs de l’État. Celle-ci leur permettra un rattrapage significatif et assurera une compétitivité sur le marché du travail. Les ingénieurs jouent un rôle fondamental pour l’économie et le bon fonctionnement de nos chantiers et je tiens à les remercier pour leur travail », a commenté à son tour le ministre Bonnardel.

L’APIGQ représente 1800 ingénieurs à l’emploi du gouvernement, dont 1200 à l’emploi du ministère des Transports. Les autres sont à l’emploi du ministère de l’Environnement, puis des autres ministères.

La grève a d’ailleurs eu beaucoup de répercussions sur les chantiers de construction de génie civil et voirie relevant du gouvernement du Québec, puisque les ingénieurs du gouvernement doivent veiller à la surveillance de ces chantiers. Des délais ont été encourus, au grand dam des entrepreneurs en construction concernés.

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