La hausse des taux se compare à un «coup de massue» pour l'immobilier

Robert Kavcic a souligné que la hausse surprise d’un point de pourcentage du taux directeur de la Banque du Canada, la semaine dernière, avait eu l’effet d’un coup de massue sur le marché du logement.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir Robert Kavcic a souligné que la hausse surprise d’un point de pourcentage du taux directeur de la Banque du Canada, la semaine dernière, avait eu l’effet d’un coup de massue sur le marché du logement.

La récente décision de la Banque du Canada d’augmenter son taux d’intérêt directeur prépare le marché de l’habitation à une correction encore plus importante l’an prochain, estime un économiste de BMO Marchés des capitaux.

Robert Kavcic a souligné que la hausse surprise d’un point de pourcentage du taux directeur de la Banque du Canada, la semaine dernière, avait eu l’effet d’un coup de massue sur le marché du logement. Dans une note aux investisseurs, M. Kavcic a affirmé que l’augmentation, qui a incité les banques commerciales à augmenter leurs taux préférentiels, avait rendu plus difficile l’admissibilité à un prêt hypothécaire en vertu des règles entourant les tests de résistance du Canada.

La simulation de crise imposée aux emprunteurs pour vérifier leur admissibilité à un prêt hypothécaire non assuré fixe le taux de qualification au taux contractuel majoré de deux points de pourcentage ou à 5,25 %, selon le plus élevé des deux.

M. Kavcic note qu’avant la hausse du taux directeur, les emprunteurs à taux variable étaient toujours admissibles avec un taux de 5,25 %, mais que ce taux est maintenant passé à environ 6 %, ce qu’il considère comme « une énorme pilule à avaler pour le marché ». Les emprunteurs à taux fixe se qualifient autour de 7 %, ce qui, selon lui, grugera également leur pouvoir d’achat.

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