Alstom crée un centre pour le transport ferroviaire zéro émission à Saint-Bruno-de-Montarville

Le nouveau centre d’innovation d’Alstom aura pour mission « de développer et de stimuler la création de plateformes de trains qui pourront rouler à zéro émission », a souligné Michael Keroullé, président d’Alstom Amériques, en conférence de presse lundi.
Jacques Nadeau Le Devoir Le nouveau centre d’innovation d’Alstom aura pour mission « de développer et de stimuler la création de plateformes de trains qui pourront rouler à zéro émission », a souligné Michael Keroullé, président d’Alstom Amériques, en conférence de presse lundi.

Alstom annonce la création d’un nouveau centre d’innovation spécialisé dans la mobilité ferroviaire verte à Saint-Bruno-de-Montarville, au Québec, son siège social pour les Amériques. Il s’agissait d’un engagement pris lors de l’acquisition de Bombardier Transport par Alstom, une transaction qui a été conclue au début de l’année 2021.

Alstom espère engager environ 80 ingénieurs d’ici la fin de l’année pour faire fonctionner ce centre, qui aura pour mission « de développer et de stimuler la création de plateformes de trains qui pourront rouler à zéro émission », a souligné Michael Keroullé, président d’Alstom Amériques, en conférence de presse lundi.

Le parc ferroviaire du continent roulepresque intégralement — à 99 % — au diesel, et Alstom veut développer des solutions à propulsion électrique ou à l’hydrogène pour remplacer les 27 000 locomotives diesel en fonction dans les Amériques d’ici 2050.

Il y a une « nécessité » de décarboner le réseau ferré du continent, plaide M. Keroullé, car ce réseau est très loin d’avoir amorcé un virage comme l’ont déjà fait l’Europe ou l’Asie.

« On a un objectif d’arriver en 2030 avec une capacité de production », a-t-il déclaré. Un délai « très court », de son propre aveu, mais nécessaire à respecter afin d’être en mesure d’atteindre l’objectif de 2050.

Promesses tenues, dit Alstom

 

Lors de l’acquisition de Bombardier Transport, outre la création d’un centre d’innovation, le groupe Alstom avait aussi promis de déménager son siège social des Amériques de New York vers la grande région de Montréal et d’accroître ses activités au Québec.

Ces promesses ont été tenues, estime Michael Keroullé : le déménagement du siège social a eu lieu, et le groupe emploie actuellement 1700 personnes au Québec, recrute plus de 150 ingénieurs, et 300 emplois à l’usine de La Pocatière ont été « consolidés » en y rapatriant certains projets. « Cela nous a permis de stabiliser l’établissement de La Pocatière, qui est historiquementtrès important pour le groupe », a souligné M. Keroullé.

Le lancement du centre d’innovation de Saint-Bruno a été annoncé en présence de représentants de la Caisse de dépôt et placement du Québec — le plus important actionnaire d’Alstom —, du milieu des affaires et de la filière électrique québécoise.

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