Les ménages aisés responsables d’une plus grande part des émissions de gaz à effet de serre

On le sait, les pays riches sont responsables d’une plus grande part des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES). Ce qu’on apprend dans la sixième mise à jour du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) publiée au début juin (PDF), c’est qu’au sein même des pays riches, ce sont aussi les ménages les plus aisés qui sont responsables d’une portion démesurée des émissions de GES générées par la population.

Le GIEC calcule que les ménages dont le revenu annuel moyen se situe parmi les 10 % les plus élevés de leur pays (ce qui équivaut à un revenu annuel de 102 000 $ ou plus dans le cas des ménages canadiens) causent autour de 40 % des émissions de GES produites par l’ensemble des ménages, tous revenus confondus.

À titre comparatif, à l’autre bout du spectre, la moitié des ménages les moins fortunés (au Canada, ce sont ceux dont le revenu annuel est en moyenne de 17 800 $) sont responsables de moins de 15 % des émissions de GES produites par la consommation des ménages.

Le GIEC va un peu plus loin en indiquant que les trois activités des ménages vivant dans les pays riches qui s’avèrent les plus polluantes sont le transport, l’alimentation et le logement. Ces trois seuls secteurs comptent pour environ 60 % du total des émissions de GES produites par ces ménages.

Pour améliorer la lutte contre les changements climatiques, le GIEC suggère donc aux gouvernements de cibler ces trois créneaux, ce qui va sonner comme un vieux disque rayé pour plusieurs : les ménages plus aisés sont plus prompts à acheter de plus gros véhicules pour se déplacer, à manger davantage de viande et à se loger dans de plus grandes demeures qui demandent davantage d’énergie pour le chauffage ou la climatisation.

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