Le dollar gagne 1,30 ¢US

Toronto — Le dollar canadien a poursuivi sur son dernier regain hier, grimpant de 1,30 ¢US, à 82,62 ¢US, comparé à sa clôture de vendredi. Les indices boursiers nord-américains étaient par ailleurs en baisse, alors que le cours du pétrole remontait.

Le huard avait connu jusqu'ici en décembre peu de séances avec un gain appréciable, surtout après la décision de la Banque du Canada, le mardi 7, de ne pas hausser ses taux d'intérêt. En fait, la devise canadienne avait progressé dès lundi et mardi sur les marchés des changes qui n'étaient pas en congé.

L'activité entre Noël et le jour de l'An est «notoirement faible», note aussi Andrew Pyle, économiste à la Banque Scotia. Or, les cambistes font leurs ajustements de fin de mois, lesquels vont influer plus aisément quand il y a peu de personnel au poste.

L'euro a atteint un nouveau cap, prenant 0,63 ¢US pour clore à 1,3601 $US; la livre anglaise, par contre, cédait 0,35 ¢US, à 1,9175 $US.

Plombé par les forts déficits des États-Unis, le billet vert risque de garder pareille tendance, croit Andrew Pyle. «Il y a cette impression générale que le dollar américain va chuter encore en 2005.»

À la Bourse de Toronto, l'indice S&P/TSX a laissé 58,32 points, à 9229,08, sur un petit volume de 157,3 millions d'actions transigées. Le secteur des assurances était touché par les tsunamis en Asie, certaines compagnies supportant un risque non négligeable dans des pays affectés, note M. Pyle.

Au Mercantile Exchange new-yorkais, le brut de référence pour février a grimpé de 1,87 $US, à 43,64 $US le baril, les courtiers réagissant à deux explosions survenues au centre de Riyad, la capitale saoudienne; en outre, Washington a révélé que les réserves de distillats, dont le mazout, avaient rétréci la semaine dernière aux États-Unis.

À Wall Street, le Dow Jones des 30 industrielles a décru de 25,35 points, à 10 829,19, et le S&P 500 était inchangé à 1213,45.