Le pétrole brut rebondit à 41,77 $US après son plongeon de la veille

New York — Les cours du pétrole brut ont légèrement rebondi hier sur le marché de New York après un plongeon de près de 3 $US la veille: le baril a clôturé à 41,77 $US dans une séance marquée par de faibles volumes de transactions en cette période de congés de fin d'année.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de pétrole brut pour livraison rapprochée en février a gagné 45 ¢US, à 41,77 $US, après avoir chuté de 2,86 $US la veille.

«Je pense que nous avons un léger rebond. Quand vous avez un mouvement même inférieur de moitié à celui d'hier [lundi], il y a toujours un peu de retour en arrière», a commenté Mike Fitzpatrick, analyste de Fimat. «Les gens réalisent que les cours étaient probablement tombés trop bas» lundi, renchérit Phil Flynn, d'Alaron Trading.

Les investisseurs attendent par ailleurs les rapports hebdomadaires du département de l'Énergie et de l'Institut américain du pétrole sur les stocks américains, qui seront publiés aujourd'hui.

D'après M. Fitzpatrick, les analystes tablent en moyenne sur une baisse de 600 000 barils des stocks de brut, un repli de 1,1 million de barils (mb) des stocks de produits distillés et une diminution de un mb des réserves d'essence.

Les cours pourraient bouger beaucoup aujourd'hui en fonction de ces chiffres de stocks, qu'ils soient nettement inférieurs ou supérieurs aux prévisions du marché.

La tendance sur le marché du pétrole reste incertaine, selon les analystes.

«La volatilité devrait rester forte dans les prochains jours, estime M. Flynn. Les prévisions d'un redoux ont fait chuter les cours lundi. Si les températures plus douces ne se matérialisent pas, les prix pétroliers vont rebondir, d'autant plus que la demande reste élevée», poursuit-il.

D'après M. Fitzpatrick, «il n'y a rien qui pourrait empêcher les cours de rebondir au-dessus de 50 $US». «S'il y avait une nouvelle attaque contre des infrastructures pétrolières ou contre des civils en Arabie Saoudite, les prix rebondiraient à nouveau», ajoute l'analyste.

Toutefois, M. Fitzpatrick n'écarte pas non plus la possibilité de nouveaux planchers des prix. «Avec les raffineries qui fonctionnent à 94 %, 95 % de leur capacité, les stocks américains vont se reconstituer», ce qui pourrait pousser les cours à retomber autour de 30 $US le baril.