Valentine est banni de la direction de toute société canadienne

Toronto — L'ancien patron du courtier Thomson Kernaghan, aujourd'hui fermé, Mark Valentine, est interdit à vie de tout poste de dirigeant ou d'administrateur de n'importe quelle société canadienne.

Suivant un accord conclu jeudi avec la Commission des valeurs mobilières de l'Ontario (CVMO), Valentine devra également payer une pénalité de 100 000 $.

Le bannissement entrait en vigueur en Ontario dès l'annonce de l'accord, mais Valentine a accepté en plus de renoncer à ce type d'activités partout ailleurs au Canada.

La CVMO lui reproche d'avoir créé «une culture du conflit [d'intérêts] et de non conformité» quand il présidait le conseil de Thomson Kernaghan et occupait diverses fonctions, chez Thomson et ailleurs; Thomson Kernaghan s'est écroulé en juillet 2002.

En février 2002, notamment, selon la CVMO, il a mené une série de transactions complexes et irrégulières destinées à réunir du capital pour résoudre un manque de liquidités apparu au printemps de 2001.

L'interdiction de pratique de Valentine vaut autant pour les sociétés transigées en bourse que pour celles à capital fermé; la sanction est l'une des plus sévères jamais imposées par la CVMO.

La commission restreint aussi pour 15 ans sa capacité de transiger des actions, dont une interdiction totale qui durera cinq ans.

Par ailleurs, également en 2002, Mark Valentine a purgé deux mois de prison en Floride après avoir été extradé de l'Allemagne vers les États-Unis, où il était accusé de fraude aux valeurs mobilières.

En mars dernier, il a plaidé coupable à une des accusations pesant contre lui et, en mai, a écopé de neuf mois d'arrêts domiciliaires et de quatre ans de mise à l'épreuve.