Prix de l’essence: les stations-service gagnent-elles de l’argent?

Jacques Nadeau Le Devoir

Ce texte est tiré de notre infolettre « Le Courrier de l’économie » du 23 mai 2022. Pour vous abonner, cliquez ici.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la montée du prix de l’essence — désormais à plus de 2 $ le litre — ne profite pas tant que ça aux stations-service. La marge du détail varie selon les régions, mais elle n’est généralement pas très élevée.

Par exemple, vendredi dernier, dans le sud-ouest de Montréal, elle représentait 7 % du prix total payé à la pompe, selon la Régie de l’énergie du Québec. Le coût minimal d’acquisition, quant à lui, représentait environ les deux tiers du prix.

Alors, comment les stations gagnent-elles de l’argent ? Selon une étude menée par l’Association nationale des magasins de proximité aux États-Unis (NACS) en 2019, environ les deux tiers des profits des stations-service viendraient des ventes faites en magasin.

Environ 44 % des clients qui viennent faire leur plein dans une station-service entrent dans le magasin, selon la NACS, et bon nombre d’entre eux se laissent tenter à la vue de chips, de boissons gazeuses et d’autres gâteries. C’est plutôt là qu’est la manne pour les détaillants.

Au Québec, plus de 80 % des stations-service sont jumelées à un dépanneur ou à un commerce, selon la Régie.

À voir en vidéo