Québec revoit son déficit à la baisse

Le budget déposé le 22 mars prévoyait un déficit de 7,4 milliards avant utilisation de la réserve de stabilisation.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le budget déposé le 22 mars prévoyait un déficit de 7,4 milliards avant utilisation de la réserve de stabilisation.

Le gouvernement du Québec revoit à la baisse son déficit budgétaire pour l’année 2021-2022 en raison d’une reprise économique « plus vigoureuse que prévu ».

Ainsi, le déficit budgétaire de 2021-2022 est maintenant estimé à 4,6 milliards. Le budget déposé le 22 mars prévoyait un déficit de 7,4 milliards avant utilisation de la réserve de stabilisation.

Le ministère des Finances a dit vendredi présenter une nouvelle estimation du solde budgétaire « à la lumière de nouvelles données obtenues depuis la présentation du budget et par souci de transparence à l’approche de la publication du rapport préélectoral en août ». Le ministère explique ce résultat en grande partie par une « robuste croissance » des revenus autonomes depuis le début de l’année financière, croissance qui s’établit à 18,9 % au 28 février 2022. Selon le ministère, la croissance des revenus provenant des impôts des sociétés est « exceptionnelle » — 51,9 % au 28 février —, et des améliorations similaires ont été observées dans les autres provinces.

Croissance du PIB nominal de 13,1 %

« La bonne tenue de l’économie depuis plusieurs mois a eu un effet plus important que prévu sur la croissance des salaires et traitements, des bénéfices des entreprises et de la consommation des ménages, ce qui s’est reflété dans les revenus autonomes perçus par le gouvernement sur la période », peut-on lire dans le communiqué publié vendredi.

Depuis la publication du budget 2022-2023, la croissance du PIB nominal en 2021 a été revue à la hausse de 1,8 point de pourcentage, et elle atteint maintenant 13,1 %.

Le ministre des Finances, Eric Girard, a tenu à souligner que les perspectives économiques demeuraient incertaines. « Cette amélioration de la situation budgétaire pour l’année 2021-2022 doit être mise en perspective, alors que les risques économiques s’accumulent, notamment la hausse des taux d’intérêt, la volatilité des marchés financiers, la persistance de l’inflation et des goulots d’étranglement ainsi que les conséquences de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. »

Les résultats préliminaires pour l’ensemble de l’année 2021-2022 seront présentés en juin prochain, dans le Rapport mensuel des opérations financières au 31 mars 2022.

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