Les débardeurs veulent que les négociations reprennent

Les débardeurs du port étaient en  grève le 26 avril 2021, quelques jours avant l’imposition de la loi spéciale.
Jacques Nadeau archives Le Devoir Les débardeurs du port étaient en grève le 26 avril 2021, quelques jours avant l’imposition de la loi spéciale.

Les poings liés depuis l’imposition d’une loi spéciale forçant leur retour au travail, il y a un an, les débardeurs du Port de Montréal en ont assez : ils veulent que leur employeur s’engage entièrement dans les négociations sur leur prochaine convention collective.

Le syndicat des débardeurs a tenu une conférence de presse dimanche pour dénoncer ce qu’il qualifie de « mauvaise foi » de la part de l’Association des employeurs maritimes à la table des négociations.

Selon le syndicat, l’employeur tente de faire traîner le processus, puisque rien ne le force à trouver une entente rapidement depuis que le gouvernement fédéral a fait adopter une loi spéciale, le 30 avril 2021, pour forcer la reprise des activités au port de Montréal.

Auparavant, les 1125 débardeurs du port de Montréal avaient débrayé une première fois à l’été 2020, puis une seconde fois en avril 2021.

La ministre fédérale du Travail à ce moment, Filomena Tassi, avait fait adopter une loi spéciale forçant le retour au travail. La loi spéciale prévoyait aussi la nomination d’un médiateur-arbitre pour régler les questions encore en litige.

Un an plus tard, le syndicat sent que c’est l’employeur qui est toujours en position de force en raison de cette loi.

Il reproche notamment à l’Association des employeurs maritimes de ne pas se rendre suffisamment disponible pour des séances de négociations.

De son côté, l’Association des employeurs maritimes a refusé de commenter la situation.

 

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