50$ l’heure au sommet de l’échelle chez ArcelorMittal

La ligne de finition du laminoir chez ArcelorMittal à Longueuil
Photo: Capture d'écran ArcelorMittal La ligne de finition du laminoir chez ArcelorMittal à Longueuil

Les salaires obtenus par le syndicat des Métallos chez ArcelorMittal à Longueuil et Contrecœur pourront atteindre 50 $ l’heure au sommet de l’échelle, à la fin de la convention collective.

Les trois sections locales du syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, qui représentent 800 travailleurs, avaient annoncé dimanche qu’elles avaient entériné l’entente qui était intervenue avec ArcelorMittal Produits longs.

Cela mettait ainsi fin à la grève lancée le 2 février. Le retour au travail a d’ailleurs eu lieu lundi.

Cette entente permet aux syndiqués de toucher une augmentation de salaire de 9 $ l’heure de 2022 à 2028, soit une hausse de 26 % du salaire moyen.

Or, la direction a précisé depuis que le salaire de base passera ainsi de 29,93 $ à 38,93 $ l’heure à la fin de la convention collective. Au sommet de l’échelle, le salaire atteindra 49,92 $ l’heure.

Qui plus est, il y a également eu des améliorations au régime de retraite et aux assurances collectives.

 

De même, des primes ont été bonifiées et d’autres, introduites, primes « qui à terme représentent jusqu’à 2 $ l’heure », a précisé la direction.

Par ailleurs, il y a même eu l’introduction de l’horaire de quatre jours de 10 heures, ajoute la direction.

La direction se dit satisfaite du contrat conclu. « Ce nouveau contrat de travail est une avancée pour l’industrie. Il permettra l’attraction de la nouvelle génération et la rétention de l’ensemble de nos gens envers qui nous sommes particulièrement reconnaissants malgré le conflit. Nous innovons en mettant de l’avant d’une part, l’équilibre travail et vie personnelle et de l’autre, la flexibilité “just-in-time” qui nous donne un avantage concurrentiel pour servir nos clients locaux et internationaux. De ce fait, nous prenons en considération concrètement la pénurie de main-d’œuvre à laquelle nous sommes tous confrontés », a affirmé Hugues Fauville, vice-président, ressources humaines.

Ce nouveau contrat de travail est une avancée pour l’industrie. Il permettra l’attraction de la nouvelle génération et la rétention de l’ensemble de nos gens envers qui nous sommes particulièrement reconnaissants malgré le conflit.

 

Le syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, n’était pas peu fier de la convention qu’il a réussi à obtenir.

« Nos membres étaient prêts à faire la grève pour améliorer leur sort. Ils ont donné des mandats clairs, ont été solides sur les lignes de piquetage tout comme dans la force des votes qu’ils nous ont donnés, en mandat de grève et devant des offres insuffisantes présentées au début du conflit. C’est une grande réussite collective », ont conclu d’une même voix les représentants syndicaux des trois sections locales concernées des Métallos, Jason Braconnier, François Lévesque et Éric Imbeault.

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