Fitzgibbon met en doute la coop de transport aérien régional

Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon

La coopérative de transport régional du Québec, moussée par le Parti québécois (PQ) et la CSN, ne tient pas la route dans sa forme actuelle, selon le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon.

Il a ainsi expliqué mercredi pourquoi le gouvernement n’avait toujours pas accordé d’appui financier au projet TREQ, qui vise à améliorer l’offre de services dans plusieurs régions du Québec.

Depuis la première vague de la pandémie, Air Canada a abandonné des liaisons en région et plusieurs voix s’élèvent pour exiger le rétablissement de ce service jugé essentiel.

Le PQ reproche au gouvernement d’avoir refusé une aide financière de 4 millions de dollars pour aider la coop, qui regroupe 15 000 membres.

« Le Ministère et Investissement Québec ont regardé la proposition, moi de même, et il y a plusieurs choses qui ne tiennent pas la route dans la proposition de TREQ », a répondu M. Fitzgibbon.

Il attend toutefois le dépôt du plan d’action en transport aérien de son collègue ministre des Transports, François Bonnardel, avant de négocier avec TREQ. Or, ce plan est attendu depuis 16 mois, a déploré le PQ.

La CSN, pour sa part, a fait valoir que le modèle d’affaires était viable et avantageux. TREQ permettra d’améliorer le service aérien en région qui est déficient, soutient la centrale syndicale. TREQ soutient pouvoir vendre un billet d’avion Sept-Îles-Montréal pour 350 $, au lieu des 1200 $ sur le marché actuel.

 

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