Goodfood lève 30 millions pour ses «microcentres» de distribution

Le 6 décembre, Good Food annonçait le lancement d’un service de livraison rapide, qui se ferait en moins de 30 minutes, dans les quartiers centraux de Montréal.
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir Le 6 décembre, Good Food annonçait le lancement d’un service de livraison rapide, qui se ferait en moins de 30 minutes, dans les quartiers centraux de Montréal.

Marché Goodfood a levé 30 millions de dollars auprès d’institutions financières canadiennes — dont Desjardins et la Banque Nationale — pour déployer son réseau de « microcentres de distribution » de repas et de produits d’épicerie.

Le 6 décembre dernier, l’entreprise de Montréal annonçait le lancement d’un service de livraison rapide, qui se ferait en moins de 30 minutes, dans les quartiers centraux de Montréal ainsi que la mise en place d’un service de livraison d’alcool à Toronto, confirmant ainsi sa volonté de diversifier ses activités.

Dans un prospectus déposé vendredi, Goodfood informe les autorités canadiennes en valeurs mobilières qu’elle a vendu pour 30 millions de débentures convertibles non garanties à dix institutions financières canadiennes.

Les débentures sont des titres négociables — ressemblant à des obligations — qui permettent aux entreprises qui les émettent de recueillir des fonds pour des activités à long terme.

Dans le bilan de Goodfood, celles-ci seront comptabilisées comme une dette, et l’entreprise s’engage à les rembourser d’ici la fin mars 2027 à un taux d’intérêt annuel de 5,75 %.

Goodfood affectera les montants qu’elle obtient de cette vente à l’expansion de son réseau de repas et de produits d’épicerie « grâce à la signature de plusieurs baux de location de nouveaux microcentres de distribution additionnels, et au financement des dépenses en immobilisations, des coûts associés au démarrage et des frais liés à ces microcentres », peut-on lire dans les documents déposés.

Le démarrage d’un microcentre coûte environ 1,5 million, estime l’entreprise qui prévoit, en 2022, en ajouter 12 nouveaux aux 8 initialement annoncés. Ceux-ci devraient voir le jour dans la grande région de Toronto et de Montréal, mais également d’Ottawa et « d’autres centres urbains à forte densité de population ».

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