Vers une hausse de la réserve minimale des banques pour les risques climatiques

Lors de la conférence des chefs de la direction de banques canadiennes organisée par la Banque Royale à Toronto, Peter Routledge, qui dirige le Bureau du surintendant des institutions financières, a fait valoir qu’il était important d’accroître la résilience aux risques physiques du changement climatique et aux risques de transition, alors que l’économie mondiale évolue vers la carboneutralité.
Heywood Yu La Presse canadienne Lors de la conférence des chefs de la direction de banques canadiennes organisée par la Banque Royale à Toronto, Peter Routledge, qui dirige le Bureau du surintendant des institutions financières, a fait valoir qu’il était important d’accroître la résilience aux risques physiques du changement climatique et aux risques de transition, alors que l’économie mondiale évolue vers la carboneutralité.

Le chef de l’organisme de réglementation bancaire du Canada a indiqué lundi qu’il augmenterait la réserve que les banques doivent conserver pour se protéger contre les risques liés aux changements climatiques.

Peter Routledge, qui dirige le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF), a expliqué que cette hausse ne serait probablement pas imposée cette année, mais qu’il était malgré tout important que les banques constituent des coussins de capital pendant la décennie en cours pour se prémunir contre une volatilité potentiellement croissante.

S’exprimant lors de la conférence des chefs de la direction de banques canadiennes organisée par la Banque Royale, M. Routledge a fait valoir qu’il était important d’accroître la résilience aux risques physiques du changement climatique et aux risques de transition, alors que l’économie mondiale évolue vers la carboneutralité.

Selon lui, même si le monde commençait à réduire les émissions cette décennie avec une approche plus mesurée, l’action pourrait être retardée jusqu’à la prochaine décennie, ce qui entraînerait une transition plus précipitée et plus volatile.

M. Routledge a expliqué que le BSIF allait également entamer un dialogue avec les institutions financières et qu’il espérait pouvoir produire, plus tard cette année, des directives sur la gestion des risques climatiques.

Le chef de la direction de la Banque Royale, Dave McKay, a pour sa part indiqué qu’il était essentiel que toute politique financière sur les risques liés aux changements climatiques tienne compte de la compétitivité mondiale du Canada.

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